Sébastien Abellan, vainqueur de la 277e édition des Fêtes de la Saint-Louis

Le Sétois, Sébastien Abellan, est devenu le vainqueur du Tournoi des Poids Lourds de la Saint Louis 2019, le 26 août dernier après l’avoir été 16 ans auparavant ; Et après l’agathois David Lopez, vainqueur de la finale en 2018.

François Commeinhes, Maire de Sète, Elyane Sarda, Conseillère municipale, déléguée à l’organisation des joutes ainsi que l’équipe municipale et tous les bénévoles ont lancé la Saint Louis 2019.
Gilles–Marie Dupuy, sétois d’origine a signé l’affiche de la Saint-Louis, 27 ans après sa dernière création. L’artiste signe sa 9ièmeaffiche de la fête patronale. Jouteur « catégorie moyen » pendant plusieurs années, il connait bien le milieu des joutes languedociennes et a pu transmettre l’ambiance de la Saint Louis ; La ville a lancé la tradition de l’affiche en 1985.

Les joutes nautiques de la Saint-Louis se disputent sur le canal appelé « Cadre Royal » de Sète pour l’ensemble des catégories (juniors, seniors, moyens et lourds).
Les Joutes nautiques languedociennes font partie du patrimoine, de la civilisation méditerranéenne, elles font vibrer les Sétois. Celles-ci permettent au public régulièrement de se ressourcer, de vibrer de ferveur, de profiter de sa culture méditerranéenne. L’évènement révèle du sacré tant la population est fière et ne peut envisager Sète sans la Saint Louis.

Les Tournois de joutes permettent à la population d’échanger leurs idéaux, leurs coutumes et surtout de faire la Fête. Le Cérémonial propulse l’âme des joutes et chaque jouteur est soutenu pas son club et par les habitants du quartier ou de la ville concernée.
La Fête de la Saint Louis apporte joie et fête et de nombreuses activités, défilés, concerts, expositions, bars à a quai, spectacles de rue, évènements sportifs. Le Feu d’artifice tiré sur le Brise-Lame viendra clore cette 277 e édition des fêtes de la Saint-Louis.

Sète est une importante ville portuaire du sud-est de la France, située en Occitanie. Sète fut créée en 1666, elle est bordée par l’étang de Thau, un lagon d’eau salée qui abrite diverses espèces animales ou la culture de l’huître est visible de l’Ile Singulière, la fameuse huître de Bouzigues.

La ville est aussi appelée la “Venise du Languedoc” en raison de son réseau de canaux, canaux qui furent construits afin d’acheminer les marchandises vers la Mer.

La Joute languedocienne

Les compétiteurs sont appelés « Jouteurs » et sont positionnés en chaussettes, en haut sur une plate-forme au sol anti-dérapant et se situant à près de trois mètres de l’eau, à l’extrémité de chaque barque. Cette plate-forme porte le nom de tintaine. Les jouteurs des prochaines joutes se tiennent assis sur la partie basse de celle-ci.

La musique est omniprésente à l’occasion de joutes languedociennes. Une pena est toujours chargée de ponctuer les exploits des jouteurs, tandis que les rameurs ont droit à deux musiciens embarqués, un hautbois traditionnel du languedoc et un tambour (tambornet), assis à la proue de chaque barque. Ils donnent la cadence aux rameurs.
Une tenue intégralement blanche est obligatoire pour tous les jouteurs ainsi que le port des chaussettes (blanches).

Ce sont deux barques lourdes, rouge et bleue, celles-ci sont propulsées par dix rameurs et guidées par deux barreurs, qui sont appelés « Les Timoniers patrons ».
Les deux barques se font alors face et se propulsent l’une vers l’autre, jusqu’à l’impact final. Au moment de l’assaut, les deux bateaux se frôlent par la droite afin de permettre aux jouteurs de réaliser “la passe”. L’objectif du jouteur est de faire tomber son adversaire à l’eau, muni de sa lance et de son pavois. Le vainqueur est celui qui reste en place sur la tintaine après la passe.

Les deux barques à Sète sont baptisées au nom de deux quartiers de pêcheurs et ce depuis la création du port de Sète. « La Poncha » pour la Pointe courte, pour la barque rouge et « Lo Quartier Naut » pour le quartier haut pour la barque bleue.

Concernant les règles de fonctionnement de ce sport. Si les deux jouteurs tombent à l’eau, ils sont disqualifiés tous les deux, c’est-à-dire : faire un « bouquet », dans le vocabulaire des jouteurs. Un jouteur tombé à l’eau peut être requalifié par le jury, si son adversaire a commis une grosse faute ou si sa lance s’est brisée. Les jouteurs ayant tombé trois adversaires sont qualifiés pour la phase finale, les «revanches».
Dans la phase finale, chaque jouteur doit tomber un adversaire pour pouvoir continuer, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que deux jouteurs non tombés à l’eau. Dans l’affrontement final, si les deux jouteurs tombent à l’eau, est déclaré vainqueur du tournoi, le jouteur ayant touché l’eau en dernier.

Pour la sécurité des jouteurs, les lances de 2,80m sont équipées à une extrémité de trois dents en fer, positionnées sous l’aisselle. L’état des pavois de 70 cm de haut sur 40 cm de large, collé au corps, réflète bien l’affrontement et traduit la violence des chocs. Certaines lances se brisent au moment du contact. Le respect du règlement est strictement observé, certains accidents sérieux arrivent quelques fois…
L’ambiance était au rendez-vous, une fête incontournable, à ne jamais manquer…Une Foule en liesse.