Basta Capital : quand la fiction s’inspire de la réalité

Basta Capital : quand la fiction s’inspire de la réalité

Depuis fin 2019, entre les protestations des gilets jaunes, les grèves des transports, La Covid-19 et les confinements, nous traversons une crise économique sans précédent. Les mouvements sociaux se multiplient, la rue réfute les réformes et se met en colère.  Dans ce contexte très tendu, l’état d’urgence sociale est décrété.

C’est justement ce que le film « Basta Capital » met en avant.  Il est temps de réagir. Un groupe de militants ambitionne de le faire. La mort de l’un des leurs, (membre des Black-Blocks), sous les coups des forces de l’ordre lors d’une manifestation, les poussent à l’action.  Et pas des moindres puisqu’ils veulent contraindre le président Emmanuel Macron à appliquer une politique anticapitaliste en kidnappant les principaux patrons français du Cac 40 réunis lors d’un congrès exceptionnel.

Acte utopiste penserez-vous ? Pas, par ses messages. Bien que la thématique colle parfaitement à l’actualité, le films est une fiction. Il fallait oser penser à l’opération Lisa. Pierre Zellner en a pris le pari en imaginant que les grands noms qui font la finance étaient fait prisonniers par des activistes ; une captivité comme moyen de pression pour revendiquer le mise en place de mesures ayant pour enjeu un retournement politique mettant KO les rouages du capitalisme. Et tout ça pour quoi ? Pour construire une société durable. Marx approuverait.

Pendant 11 mois donc, les patrons vont être coupés du monde et mis au travail forcé dans les conditions dans lesquelles ils exploitent eux-mêmes leurs ouvriers. Chacun d’entre eux passera au pilori et sera poussé dans ses retranchements. La finalité ? Les faire prendre conscience et devenir misanthropes. « Le changement étant pour maintenant », les activistes veulent par leurs revendications et combats, faire bouger les choses. A moins, peut-être, que leurs intentions se soient indirectement transformées en volonté de rendre justice …

Un long métrage visionnaire tourné façon reportage, distribué par Destiny Films, qui colle à l’actualité, mais qui ne sera pas sans susciter la polémique quant au réalisme des problématiques abordées et à la crédibilité de l’action. Mais après tout, pourquoi pas ?  « J’aspire à ce que ce film mette en lumière des enjeux de fond à une époque où règne la forme, et des propositions tangibles là où domine la communication. Pour en arriver là, le film met sur la table la nécessité et les limites du recours à la violence, face à celle dont fait preuve le capitalisme. Il s’adresse à tous les désobéissants, les révoltés, mais aussi aux indignés qui craignent la confrontation directe avec le système tout en souhaitant un changement global, précise le réalisateur Pierre Zellner. Un film politique donc pour un acte militant, qui invite collectivement à réfléchir. Sa pensée révolutionnaire pacifiste trouvera-t-elle l’écho souhaité ? Réponse le 4 novembre prochain lors d’une projection exceptionnelle sur Facebook Live sur la page du film – Lien de l’évènement : bit.ly/BASTACAPITALESéanceViméo

Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=dwo2leBwA2U

« Basta Capital », un film de Pierre Zellner avec Jean-Jacques Vanier (Bart), Anne-Laure Gruet (Lisa), Antoine Jouanolou (Edgar), Christine Gagnepain (Francesca), Clarisse Lhonni-Botte (Inès), Archibald Smith (Archie), Zaire Souchi (Genjo), Loïc Riewer (Dan), Olivier Pagès (Bernard Arnault), Georges d’Audignon (Vincent Bolloré), Benjamin Gasquet (Emmanuel Macron), Olivier Wittner (Alexandre Bompard), Emmanuel Ménard (Economiste), Danièle Obono (Norma Diallo), Judith Bernard (Présentatrice TV) et Caroline Gayffrier (Alita Galarneau). Avec la participation de Guillaume Meurice (Présentateur radio) et de Charline Vanhoenacker (Journaliste radio).