12 octobre 2026

JOURNAL IMPACT EUROPEAN

Journal indépendant

Chez Marek Halter, Roch Hachana se vit autour d’une table ouverte à l’humanité

Marek Halter et ses invités réunis à Paris avant Roch Hachana 5787, le 6 septembre 2026.

Chez Marek Halter, le 6 septembre 2026 à Paris, représentants religieux et personnalités de différents horizons se retrouvent quelques jours avant Roch Hachana 5787.

À quelques jours de Roch Hachana 5787, entre 100 et 150 personnes ont partagé chez Marek Halter un après-midi réunissant représentants juifs, musulmans, catholiques et protestants, personnalités politiques, diplomatiques, culturelles, associatives et sportives autour de la convivialité et de la paix.

Dimanche 6 septembre 2026, dans l’après-midi, entre 100 et 150 personnes ont répondu à l’invitation de Marek Halter à Paris. À quelques jours de Roch Hachana 5787, représentants juifs, musulmans, catholiques et protestants ont côtoyé responsables politiques et diplomatiques, artistes, personnalités de la culture, du monde associatif et du sport. Une réception où la douceur souhaitée pour l’année nouvelle s’est prolongée dans les rencontres, le partage et les conversations autour de la paix, de la laïcité et de l’humanité.

Près de la place des Vosges, dans le 3e arrondissement de Paris, l’après-midi commence avec l’arrivée progressive des invités.

Chez Marek Halter, les rencontres se succèdent. Les groupes se forment, les conversations commencent, puis les personnes circulent d’un échange à l’autre. Environ 100 à 150 invités participent à cette réception précédant Roch Hachana.

Les appartenances et les parcours sont multiples.

Le rabbin Moché Lewin, les imams Hassen Chalghoumi et Mohamed Mehdizadeh, Élie Korchia, président du Consistoire central, et Joshua L. Zarka, ambassadeur d’Israël en France, figurent parmi les personnalités présentes.

Emmanuel Grégoire, maire de Paris, et Georges Fenech participent également à l’événement.

Lors de la rencontre organisée le 6 septembre par Marek Halter à son domicile, quelques jours avant le Nouvel An juif, l’association CitéStars a participé, en partenariat avec Marek Halter, à l’organisation de cet événement.

À cette occasion, David Donadei a invité plusieurs personnalités issues du sport, du cinéma, de la culture et de la chanson : Guy Amram, Jean-Philippe Lustyk, Lucian Dabila, Bibi Naceri, Katia Tchenko, Fabiane Amiach, Philippe Bouriachi, Emmanuel Petit, Elie Korchia, Elie Chouraqui, Nitsa Benchetrit, Loïse de Jadaut, Fabrice Benichou et Georges Fenech.

Toutes ces personnalités sont des adhérents de longue date de l’association CitéStars. Leur présence témoigne des liens entretenus depuis plusieurs années avec l’association et de la participation de CitéStars à cette rencontre organisée par Marek Halter à l’approche du Nouvel An juif.

Autour d’eux se trouvent de nombreux autres invités.

Mais au-delà des fonctions et des noms, une image domine progressivement l’après-midi : celle de personnes différentes accueillies dans un même espace.

Un Nouvel An juif à quelques jours de 5787

Cinq jours séparent cette réception de Roch Hachana.

En 2026, le Nouvel An juif commence au coucher du soleil le vendredi 11 septembre et s’achève à la tombée de la nuit le dimanche 13 septembre.

Roch Hachana signifie littéralement la « tête de l’année ». Le passage à 5787 ouvre un nouveau cycle, accompagné de souhaits de renouvellement, de douceur, de prospérité et de paix.

Ces significations ne restent pas abstraites.

La pomme et le miel, parmi les symboles les plus connus de la fête, expriment le souhait d’une année douce. D’autres traditions renvoient à l’abondance et à la prospérité.

Dans une réception comme celle organisée chez Marek Halter, ces symboles prennent place au milieu des invités et de la convivialité.

La tradition conserve son identité juive tout en étant partagée avec des personnes qui viennent d’autres confessions.

La douceur souhaitée pour demain accompagne ainsi un moment vécu aujourd’hui.

Quatre confessions dans un même après-midi

Juifs, musulmans, catholiques et protestants sont présents.

La diversité ne s’arrête pas aux frontières entre les religions.

Au sein de la représentation musulmane, plusieurs sensibilités se côtoient. Mohamed Mehdizadeh, issu du courant chiite, est présent aux côtés de l’imam Hassen Chalghoumi.

Responsable européen au sein du Global Imams Council, Mohamed Mehdizadeh est engagé notamment sur les questions de laïcité, de lutte contre les extrémismes et de paix.

Sa présence apporte une dimension supplémentaire à l’après-midi : la pluralité existe entre les religions mais également à l’intérieur de celles-ci.

À quelques pas, les représentants juifs et chrétiens participent au même mouvement de la réception.

Il ne s’agit pas de faire disparaître les appartenances. Elles restent présentes et visibles.

C’est leur présence simultanée qui donne sa richesse au moment.

Une réception qui se construit au fil des rencontres

Marek Halter accueille.

À partir de ce geste simple, l’après-midi se construit presque naturellement.

Une personne en rencontre une autre. Une conversation commence. D’autres invités les rejoignent. Puis les groupes changent encore.

La table accompagne cette circulation.

On partage les traditions de Roch Hachana, mais également un moment de vie. La convivialité permet aux échanges de se développer sans interrompre le caractère festif de la réception.

Au fil des conversations entendues sur place, plusieurs préoccupations reviennent : l’humanité, la paix, la laïcité et la convivialité.

Elles traversent les appartenances.

Un responsable religieux peut échanger avec une personnalité de la culture. Un diplomate rencontre un artiste. Des représentants de religions différentes se parlent tandis que les invités poursuivent leur après-midi.

Les mondes religieux, politique, diplomatique, culturel, associatif et sportif ne constituent plus des groupes séparés : ils participent à la même réception.

La douceur comme langage partagé

Parmi tous les symboles de Roch Hachana, celui de la douceur possède une force particulière dans cette situation.

Il est immédiatement compréhensible.

Souhaiter une année douce ne demande pas de partager la même religion.

La douceur peut être souhaitée à une famille, à un ami, à une communauté ou à une société. Elle peut concerner les relations humaines comme l’avenir.

Il en va de même pour l’espérance.

À l’approche d’une nouvelle année, espérer signifie regarder vers ce qui vient : les projets qui peuvent naître, les relations qui peuvent grandir et la paix que chacun souhaite voir progresser.

La prospérité trouve également sa place dans cette projection vers l’avenir. Elle accompagne le souhait de voir se développer ce qui apporte à la vie davantage de stabilité et de bien-être.

Chez Marek Halter, ces significations circulent au milieu de personnes venues d’horizons très différents.

Et c’est précisément leur simplicité qui permet leur partage.

Regarder l’avenir sans oublier l’année écoulée

Roch Hachana ne regarde pourtant pas seulement vers demain.

La fête ouvre les Dix Jours de repentance qui conduisent à Yom Kippour.

L’année nouvelle invite ainsi à revenir sur ses actes, à réfléchir à ce qui s’est passé et à envisager ce qui peut être changé.

Dans ce chemin, le pardon occupe une place particulière.

Il concerne la relation avec l’autre, les fautes qui ont pu être commises et la possibilité de réparer ou de reconstruire.

À côté de lui se trouve un mouvement plus intérieur : celui de la purification, du regard porté sur soi et de ce que chacun souhaite transformer.

L’espérance de la nouvelle année se construit ainsi entre deux directions : regarder ce qui a été vécu et ouvrir ce qui peut encore l’être.

Dans un après-midi consacré aux rencontres humaines, cette dimension trouve naturellement un écho.

Humanité et laïcité dans les conversations

Parmi les mots entendus au cours des échanges, humanité revient avec une signification particulière.

Autour de la réception se trouvent un rabbin, des imams, des représentants chrétiens, un ambassadeur, un maire, des artistes, des sportifs et des responsables associatifs.

Les fonctions sont différentes.

Les convictions également.

Mais la conversation permet de revenir à quelque chose de commun : les personnes.

La laïcité, elle aussi évoquée pendant l’après-midi, prend place au milieu de cette pluralité religieuse.

Elle accompagne une réalité française dans laquelle des citoyens de différentes convictions peuvent appartenir au même espace commun.

Chez Marek Halter, cet espace est, ce dimanche-là, celui d’un domicile privé et d’une réception.

La convivialité lui donne sa forme.

La paix dans la proximité

Puis vient la paix.

Elle accompagne les vœux de l’année nouvelle et traverse également les conversations.

Dans cet après-midi parisien, elle possède une dimension immédiatement humaine.

La paix peut être souhaitée au monde, mais elle peut aussi se vivre dans la proximité : partager une table, accueillir une personne différente, prendre le temps de parler et reconnaître dans l’autre une même humanité.

La présence de représentants de quatre confessions rend cette proximité particulièrement visible.

Autour d’eux, la culture, la politique, la diplomatie, le sport et le monde associatif prolongent la rencontre au-delà du religieux.

Moché Lewin, Hassen Chalghoumi, Mohamed Mehdizadeh, Élie Korchia, Joshua L. Zarka, Emmanuel Grégoire, Georges Fenech, Élie Chouraqui, Bibi Naceri, Fabienne Amiach, Fabrice Benichou, David Donadei et Lician Davila appartiennent à des univers différents.

Ce dimanche après-midi, leurs parcours se croisent chez le même hôte.

Une année nouvelle déjà présente dans les gestes

Roch Hachana 5787 ne commencera que cinq jours plus tard.

Pourtant, plusieurs de ses significations sont déjà présentes dans cet après-midi du 6 septembre.

La douceur se partage.

L’espérance regarde vers l’année nouvelle.

La prospérité accompagne les souhaits pour ce qui doit grandir.

Le pardon et le travail intérieur rappellent que tout renouvellement porte également un regard sur ce qui précède.

L’accueil donne à chacun une place.

Et la paix se retrouve dans la possibilité d’être ensemble.

Chez Marek Halter, entre 100 et 150 personnes ont ainsi partagé plus qu’une réception précédant le Nouvel An juif.

Pendant quelques heures, la symbolique de Roch Hachana a trouvé dans la convivialité une expression directement humaine.

Autour d’une même table, les religions, les parcours et les générations ont partagé ce que l’année nouvelle porte de plus universel : le souhait de douceur, l’espérance et la paix.

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