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Affaire Théo : des échauffourées éclatent en marge d’une manifestation à BobignyPOLICE

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GABRIEL  MIHAI

Plusieurs centaines de manifestants étaient rassemblés à Bobigny samedi après-midi en soutien à Théo, victime de viol présumé.

Plusieurs centaines de manifestants, dont de nombreux jeunes, se sont rassemblés, en soutien au jeune homme, victime d’un viol présumé lors d’une interpellation le 2 février. Rassemblés devant le tribunal de la ville et encadrés par des forces de police en nombre, ils ont réclamé “justice pour Théo”. Par ailleurs, d’autres rassemblements ont également lieu à Lyon, Toulouse ou encore Rouen.

Sur les pancartes, plusieurs slogans dénonçaient le comportement de la police. “La police viole”, “je ne suis pas un bamboula” ou encore “la police tue des innocents” pouvait-on lire.
Entre 1.500 et 2.000 personnes participaient à cette manifestation dans le calme. Ce n’est que vers 17 heures que les choses se sont envenimées.

Une heure après le début de la manifestation, l’atmosphère a commencé à s’échauffer. Les policiers postés sur une passerelle au-dessus de la mêlée ont reçu des projectiles lancés par certains manifestants.
Selon les informations de RTL, une minorité, entre 100 et 200 individus, tous au visage masqué s’en sont pris aux forces de l’ordre encadrant l’événement.
Selon un communiqué de presse de la préfecture de police, des policiers sont intervenus pour porter secours à une enfant se trouvant dans une voiture en feu. Au total, la préfecture fait état d’un premier bilan de quatre véhicules incendiés, deux établissements commerciaux dégradés, de même que la gare routière de Bobigny, et plusieurs poubelles mises à feu. Le véhicule technique de RTL a également été pris pour cible, encerclé, caillassé et fait partie de ceux incendiés. Aucun journaliste n’a été blessé dans l’attaque.

Théo est toujours hospitalisé. Le jeune homme de 22 ans a raconté avoir été victime le 2 février d’un viol avec une matraque télescopique au cours d’une interpellation violente dans la cité des 3 000, à Aulnay-sous-Bois.
Une enquête a été ouverte, trois des policiers impliqués ont été mis en examen pour violences volontaires en réunion, le quatrième pour viol. Tous ont été suspendus.
Théo et sa famille ont fait l’appel au calme et ont condamné, avec la plus grande fermeté les violences et les dégradations.

PHOTOS: IMPACT EUROPEAN / WPA

 

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