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Attentat à Istanbul: 39 morts et 65 blessés lors de la nuit de la Saint-Sylvestre

GABRIEL MIHAI

Une attaque à main armée dans une célèbre discothèque de la ville a été la cible d’une attaque terroriste faisant au moins 39 morts et 65 blessés.

Le quai d’Orsay avait annoncé auparavant que trois Français avaient été blessés dans l’attaque et une Franco-Tunisienne est mort.
Parmi les victimes, au moins 15 personnes de nationalité étrangère a annoncé le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault.

La Belgique a annoncé qu’un ressortissant belge au moins aurait été tué dans l’attaque. Israël a aussi affirmé qu’une des ses ressortissantes a été blessée et qu’une deuxième était portée disparue.

Au moins trois Jordaniens et deux Tunisiens font partie des 39 tués dans l’attaque, lors de laquelle de nombreux ressortissants de pays arabes ont également été blessés, selon les autorités.

La ministre turque de la Famille, Fatma Betül Sayan Kaya, a affirmé que des ressortissants de l’Arabie saoudite, du Maroc, du Liban et de Libye, figuraient parmi les victimes, sans donner de précision sur leur nombre.

«Les recherches pour retrouver le terroriste sont toujours en cours. J’espère qu’il va être rapidement capturé», a indiqué dimanche matin le ministre turc de l’Intérieur Süleyman Soylu, parlant d’une «attaque terroriste».

Selon lui, les premiers éléments de l’enquête ont révélé que l’assaillant avait dissimulé le fusil qu’il a utilisé pour perpétrer le carnage sous un manteau et aurait quitté les lieux en portant des habits différents. L’attaque n’a pas été revendiquée dans l’immédiat.

L’assaillant a ouvert le feu sur la foule à 01H15 dimanche dans la discothèque où 700 à 800 personnes fêtaient le passage à l’année 2017. Nombre d’entre elles ont plongé dans les eaux glacées du Bosphore pour échapper à la mort, selon les médias turcs.

Le tireur a abattu un policier et un civil qui se trouvaient devant cette boite de nuit prisée des touristes étrangers, avant de s’engouffrer à l’intérieur et de commettre un carnage, a précisé le gouverneur de la ville Vasip Sahin. «D’une façon sauvage et impitoyable, il a mitraillé des personnes qui étaient simplement venues célébrer le Nouvel An», a-t-il ajouté.
Le parquet de Paris a annoncé dimanche l’ouverture d’une enquête au lendemain de l’attentat. L’enquête, confiée à la Sdat (Sous-direction antiterroriste) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), ouverte pour assassinats et tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, est classique du fait de la présence de ressortissants français parmi les victimes.

Dans la nuit du 31 décembre, alors que la Turquie basculait en 2017, un homme déguisé en père Noël a pénétré dans la discothèque le Reina avant de tirer sur la foule avec son fusil d’assaut. En fuite, il est activement recherché par les forces de l’ordre. Pour l’heure, l’attentat n’a pas été revendiqué.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a réaffirmé dimanche sa détermination à éradiquer les menaces qui pèsent sur la Turquie, après la tuerie qui a fait au moins 39 morts dans une boîte de nuit d’Istanbul. Selon lui, l’attaque visait à «semer le chaos» dans le pays.

«En tant que nation, nous combattrons jusqu’au bout non seulement les attaques armées de groupes terroristes et les forces derrière eux, mais aussi leurs attaques économiques, politiques et sociales», écrit M. Erdogan dans un communiqué. Il appelle la nation turque à rester unie face à ces attaques.

Les terroristes «tentent de semer le chaos, de démoraliser notre peuple et de déstabiliser notre pays par ces attaques abominables qui visent des civils. Nous conserverons notre sang froid, resterons encore plus unis et ne céderons pas de terrain à ces jeux malsains», ajoute le président turc.