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ATTENTAT DES CHAMPS-ELYSÉES: Un homme inculpé pour association de malfaiteurs terroriste criminelle

GABRIEL MIHAI

Un homme de 23 ans, dont l’ADN a été trouvé sur l’arme utilisée par l’auteur de l’attentat du 20 avril, a été placé en détention provisoire et inculpé pour association de malfaiteurs terroriste criminelle .

Des traces ADN de l’homme, inconnu des services antiterroristes, ont été découvertes sur la crosse du fusil kalachnikov utilisé par Karim Cheurfi lorsqu’il a tué un policier de 37 ans et blessé deux de ses collègues et une passante allemande avant d’être abattu.

Interpellé lundi en région parisienne, le suspect a été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et port d’arme en relation avec une entreprise terroriste, a précisé la source judiciaire.

Il s’agit du premier suspect mis en examen dans ce dossier. Selon la source judiciaire, il a assuré en garde à vue qu’il ne connaissait pas le tueur.

Les enquêteurs cherchent à établir si des liens existent entre les deux hommes. Un fusil à pompe, des munitions et deux gros couteaux avaient aussi été retrouvés dans le véhicule du tueur.

Ce dernier, un Français de 39 ans au lourd passé judiciaire, avait été condamné en 2005 à 15 ans de réclusion pour tentatives de meurtres sur des policiers. Il avait été visé par une enquête en janvier sur sa possible volonté de s’en prendre à nouveau aux forces de l’ordre. Il avait été placé en garde à vue et relâché, faute de preuves suffisantes.

A trois jours du premier tour de la présidentielle, son attaque avait été immédiatement revendiquée par l’organisation Etat islamique (EI), à l’origine de la plupart des attentats qui ont fait 239 morts depuis début 2015 en France.

Mais cette revendication intrigue, car l’identité du tueur donnée par l’EI ne correspond pas à celle du tueur. A côté de son corps, les enquêteurs avaient néanmoins trouvé un message manuscrit prenant la défense de l’EI.

Au début des investigations, trois personnes dans l’entourage du tireur avaient été interrogées en garde à vue puis relâchées. Trois hommes ont aussi été entendus sous ce statut et remis en liberté le 27 avril, a précisé la source judiciaire.

La fusillade avait eu lieu deux jours après l’arrestation à Marseille de deux hommes soupçonnés d’avoir projeté un attentat «imminent» en pleine période électorale. Un arsenal et trois kilos d’explosifs de type TATP, dont une partie prête à l’emploi, avaient été découverts lors de leur interpellation.