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Cascade du Pain de Sucre

La cascade du « Pain de Sucre » de Surjoux se trouve dans l’Ain. Elle fait partie des curiosités de la région Rhône-Alpes.

Région Auvergne-Rhône-Alpes

La région Auvergne-Rhône-Alpes  se situe dans le centre-est de la France. Elles réunit 12 départements

  • 4 en Auvergne: Allier (03), Cantal (15), et Haute-Loire (43)Puy-de-Dôme (63).
  • 8 en Rhône-Alpes: (Ain (01), Ardèche (07), Drôme (26), Isère (38), Loire (42), Rhône (69), Savoie (73) et Haute-Savoie (74).

Les villes les plus représentatives sont Clermont-Ferrand, Vichy, Lyon, Annecy, Chamonix ou Grenoble. De la Mer de Glace au Parc des volcans (Vulcano), en passant par Notre-Dame de Fourvière, le Lac d’Annecy, ou la Bastille de Grenoble, il y a beaucoup de choses à découvrir.

La région est aussi riche en lieux de randonnées, que ce soit en montagne ou en forêt. Un merveilleux moment pour découvrir les beautés de la nature comme les cascades dont celle du Pain de Sucre dans le département de l’Ain.

Le département de l’Ain

Le département de l’Ain se trouve dans le nord-est de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Créé en1790, l’Ain porte le nom de la rivière du même nom et est le premier des départements français. Il est entouré par les départements du Jura, de Saône-et-Loire, du Rhône, de la métropole de Lyon, de l’Isère, de Savoie, de Haute-Savoie. Il possède une frontière commune avec la Suisse. Les cantons de Genève et de Vaud sont limitrophes au nord-est.  On y compte 4 principales régions (Bresse, Dombes, Bugey et pays de Gex). On en distingue aussi de plus petites (Val de Saône, Revermont, Côtière et les petites régions du Bugey (Plateau de Retord, Valromey et Michaille).

La cascade du Pain de Sucre

La cascade du Pain de Sucre » tire son nom de la concrétion calcaire de forme conique sur laquelle tombe l’eau de la cascade (le Pain de sucre).

Située dans les montagnes du Jura, la cascade du Pain de Sucre se trouve dans la forêt de Surjoux, petite commune du pays Bellegardien dans le département de l’Ain.

En amont du Pain de Sucre et en aval du pont, , la roche est creusée par les eaux. On peut voir apparaître sur le sol une forme en forme de petite cuillère.

Comment s’y rendre?

Au bord du Rhône, un chemin d’accès  (pas plus d’une centaine de mètres) remonte la Vézéronce jusqu’au Pain de Sucre. Pour atteindre cet îlot de verdure, on passe sous le viaduc ferroviaire où on découvre des ruines. Avant d’atteindre la cascade, on continue sur des dalles de calcaire.  Après une quinzaine de minutes, on peut  découvrir un magnifique panorama. Au pied du « Pain de Sucre », un bassin naturel d’eau claire, d’une profondeur de 5 à 6 mètres.

Le viaduc a aussi son histoire. Sa construction débuta en 1856 mais a été stoppée à cause de l’instabilité d’un pilier. Il fut aussi détruit par le maquis en 1944, puis reconstruit après la guerre.

Qu’est-ce que le « Pain de Sucre » ?

Depuis des millions d’années, la cascade a formé une gigantesque stalagmite de tuf (roche poreuse légère, souvent friable, formée de dépôts calcaires et produite dans une eau froide). Le « Pain de Sucre » mesure une vingtaine de mètres de haut et on peut en faire le tour à pied.  La pointe est arrondie car la cascade de la Vézéronce l’arrose avant d’atterrir dans le bassin d’eau claire d’une profondeur de 6 mètres.

Le calcaire s’est déposé au fur et à mesure grâce aux pluies qui ont drainé les sols du Valromey pour ramener ensuite ces sédiments dans la rivière. La cuvette formée tout autour.

La Vézéronce

Elle prend sa source dans le massif du Colombier – Retord, sur la commune d’Injoux-Génissiat, au lieu-dit “Sous-Sac”. Alimentée par de petits ruisseaux et de nombreuses sources, elle coule à travers marmites et canyons, avant de se jeter de la cascade, pour se mêler aux eaux du Rhône, quelques centaines de mètres plus bas.

Dans les années 1980, la mise en place d’un arrêté biotope a permis d’éviter la dégradation de la  formation géologique de la cascade particulièrement fragile. Il a réglementé la pratique du canyoning en augmentation sur le site du « Pain de Sucre ».

Pour préserver la partie en amont de la cascade, la Vézéronce a reçu le label « Rivière sauvage », à l’image de la Valserine, près de Bellegrade. Ce fut le premier cours d’eau français à recevoir cette labellisation. Depuis, aucun aménagement humain ne perturbe son cours de la source à la cascade.

Qu’est-ce que le label “Rivière sauvage”

Pour protéger les rivières en Europe, le WWF (World Wild Found) et l’ERN (European Rivers Network) ont créé en 2007, le programme « Rivières Sauvages ». Il les aide à préserver de la pollution, des activités humaines ou de la détérioration des milieux…). On distingue 3 thèmes:

1) Le label « site rivières sauvages « , lancé en 2014. Outil au service des gestionnaires des milieux aquatiques d’eau courante, il améliore la protection et la conservation des rivières qui présentent un bon fonctionnement écologique. Préservation des écosystèmes, exemplarité de la gestion de la rivière par les partenaires locaux sont ses atouts.  Ce label français (IFNOR) valorise  le territoire et la volonté des acteurs de protéger ce patrimoine naturel. Il est en attente d’extension au niveau européen.

2) Le réseau des sites « Rivières Sauvages ». Il regroupe tous les sites labellisés et se construit au fil des labellisations des différents territoires. La Valserine, première rivière de France labellisée en octobre 2014 en  est le point de départ.  Le réseau permet de faciliter les échanges entre gestionnaires, développe l’entraide entre les territoires, et permet progressivement de faire reconnaître la richesse de ces territoires. A ce jour, près d’une cinquantaine de  rivières françaises sont labellisées.

3) Le Fonds pour la conservation des rivières sauvages. Structure qui fonctionne sur un modèle ouvert et participatif. Il rassemble des acteurs privés : particuliers, entreprises, fonds, fondations, mécènes au service du projet.

L’histoire de Surjoux

Avant de devenir, un lieu touristique grâce à la cascade, Surjoux était un hameau de quelques maisons. Dernier port du Rhône, il recevait les bateaux chargés de sel, en provenance de la Méditerranée, tirés sur les chemins de halage. Le retour s’effectuait dans l’autre sens, les cales pleines de pierres des carrières, utilisées pour bâtir les grandes villes.

Monument à Surjoux

Outre la cascade du « Pain de Sucre », Le Grenier à sel est un monument situé à Surjoux. Il se compose de 2 bâtiments de corps de garde ainsi que de 2 porches d’entrée et une cour.

A cause de la concurrence entre la France et la Savoie, plusieurs seigneurs ont construit et partagé un bâtiment public royal. L’accueil des voitures venant du midi devait générer des entrées e devises par le commerce de passage.

La façade classique donne sur le Rhône et domine une cour. Les corps de garde latéraux encadraient les écuries qui bordaient la route en bas de la cour. Une porte au sud et une autre au nord permettaient le passage des voitures. L’étage du grenier devait être réservé au logement. Le rez-de-chaussée servait de lieu de stockage avec ses 4 magasins voûtés plein cintre. Jusqu’en 1860, le lieu a servi de poste douanier puis, aux employés à la navigation du fleuve. Ce grenier est exemplaire des constructions publiques du 18e siècle.

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