8 août 2026

JOURNAL IMPACT EUROPEAN

Journal indépendant

CITÉSTARS : Quand une crise devient le révélateur de la force d’une association

Le 8 juin, quinze administrateurs de Citéstars se réunissent autour de David Donadei. Les accusations, les échanges avec Impact European et la procédure judiciaire occupent les débats. Mais la réunion débouche sur une autre décision : préserver les projets destinés aux enfants.

Accusations, procédures judiciaires, contestation médiatique et maintien des actions : derrière la crise traversée par Citéstars, une question s’impose. Une association peut-elle poursuivre sa mission lorsque son président, ses dirigeants et son fonctionnement sont publiquement remis en cause ?


Une réunion qui marque un tournant

Le 8 juin, dans une atmosphère décrite comme particulièrement tendue, le président de l’association Citéstars, David Donadei, a convoqué une réunion d’urgence de son administration.

Autour de lui, une quinzaine de responsables associatifs ont répondu présents, parmi lesquels Bibi Naceri, Fabienne Amiach, Katia Tchenko et Amélie Fenech.

L’objectif de cette réunion n’était pas d’organiser un événement, ni de préparer une manifestation.

Il s’agissait de répondre à une crise qui, selon le président, dépasse désormais largement sa personne et touche directement l’association, ses bénévoles, ses partenaires ainsi que plusieurs personnalités qui l’accompagnent depuis plusieurs années.

Cette réunion marque un moment important dans la vie de Citéstars.

Non parce qu’elle annonce une nouvelle activité.

Mais parce qu’elle pose une question fondamentale :

Comment une association poursuit-elle sa mission lorsqu’elle estime que sa crédibilité est publiquement remise en cause ?


Une crise qui s’est progressivement installée

Selon David Donadei, cette situation est le résultat de plusieurs semaines de tensions.

Le président affirme que des accusations portées par James Chabert ne concernent plus uniquement son parcours personnel, mais visent également plusieurs dirigeants de Citéstars, des bénévoles ainsi que des personnalités soutenant les actions de l’association.

Au cours de cette réunion, David Donadei indique que plus d’une centaine de personnes auraient été contactées par téléphone ou par courrier électronique dans le cadre de cette affaire.

Selon lui, cette situation aurait progressivement créé un climat de tension au sein de l’association.

Pour les administrateurs présents, cette évolution change profondément la nature du dossier.

Il ne s’agit plus uniquement d’un désaccord entre deux personnes.

La question devient institutionnelle.

L’image de l’association, la confiance de ses partenaires et la sérénité de ses bénévoles sont désormais directement concernées.

James Chabert conteste pour sa part les informations diffusées à son sujet et maintient les positions qu’il a exprimées dans ses différents échanges.


Quand le conflit dépasse les réseaux sociaux

Au fil des discussions, un autre constat s’impose.

La crise n’est plus limitée aux échanges sur les réseaux sociaux.

Elle concerne désormais plusieurs domaines.

Le fonctionnement de l’association.

Les relations entre ses membres.

Les procédures judiciaires engagées.

Mais également le traitement médiatique de cette affaire.

C’est ce dernier aspect qui occupera une partie importante des échanges.

Car, au-delà du différend opposant David Donadei à James Chabert, un autre acteur est désormais directement cité :

Impact European.


Le média devient à son tour un sujet du dossier

Au cours de la réunion, plusieurs échanges intervenus entre James Chabert et la rédaction d’Impact European ont été évoqués.

Dans différents courriels adressés au journal en septembre 2025, James Chabert explique qu’il refuse de communiquer d’autres documents que le dossier publié par le magazine So Foot, qu’il considère comme la seule source permettant, selon lui, d’établir la réalité du parcours de David Donadei.

Dans ces mêmes échanges, il affirme également douter de l’impartialité de la rédaction d’Impact European et soutient que l’article consacré au président de Citéstars aurait été réalisé à sa demande ou à son bénéfice. Il indique par ailleurs souhaiter que cet article demeure publié afin de pouvoir, selon ses propres termes, le « ridiculiser dans quelques mois », ajoutant disposer d’éléments qu’il entend produire ultérieurement.

Ces déclarations constituent un élément important de la crise.

Non parce qu’elles établiraient les faits allégués, mais parce qu’elles montrent que le différend dépasse désormais les personnes directement concernées pour s’étendre au travail journalistique lui-même.

Face à ces affirmations, Impact European a répondu en rappelant que sa rédaction fonde ses publications sur des éléments documentés, vérifiés et contradictoires. Le journal a précisé être disposé à examiner toute preuve nouvelle, vérifiable et pertinente, tout en indiquant que, faute d’éléments remettant en cause les informations publiées, l’article resterait en ligne et pourrait être actualisé si des faits nouveaux étaient établis.


Une crise qui prend désormais une dimension judiciaire

Pour David Donadei, les accusations qu’il dénonce ne peuvent plus être traitées uniquement dans le cadre du débat public.

Le président indique avoir déposé plainte et s’être constitué partie civile afin que les juridictions compétentes puissent examiner les faits qu’il dénonce.

À ce stade, les procédures suivent leur cours.

Les différentes parties continuent de défendre leurs positions respectives.

Mais une autre question va rapidement s’imposer au cours de cette réunion.

Une association confrontée à une telle crise doit-elle ralentir ses activités… ou continuer à remplir la mission pour laquelle elle a été créée ?

La réunion bascule d’une crise vers une décision

Après avoir longuement évoqué les accusations, les échanges de courriels, les conséquences pour l’association et les procédures engagées, la réunion du 8 juin change progressivement de nature.

Les administrateurs ne débattent plus uniquement de la crise.

Ils réfléchissent à l’avenir de Citéstars.

Selon plusieurs participants, la question devient alors essentielle.

Que doit faire une association lorsque son président, son fonctionnement et ses partenaires sont publiquement mis en cause ?

Suspendre ses activités ?

Reporter les événements prévus ?

Ou poursuivre sa mission en laissant la justice examiner les faits ?

Cette réflexion marque un tournant.

Car à partir de ce moment, le débat ne porte plus seulement sur les accusations.

Il porte sur la responsabilité de l’association envers ceux qui lui font confiance.


Une mission plus forte que la crise

Pour David Donadei, les enfants, les familles et les bénévoles ne doivent pas supporter les conséquences d’un conflit qui suit désormais son cours devant les juridictions compétentes.

Selon lui, interrompre les activités reviendrait à pénaliser des personnes qui ne sont en rien impliquées dans cette affaire.

Plusieurs administrateurs partagent cette analyse.

Ils rappellent que Citéstars s’est construite autour de rencontres entre personnalités et jeunes, d’actions solidaires et de projets destinés à créer du lien social.

Pour eux, la vocation première de l’association demeure inchangée.

La crise est importante.

Mais elle ne doit pas devenir l’identité de Citéstars.

Cette idée s’impose progressivement au cours de la réunion.

La meilleure réponse à la crise n’est pas l’arrêt.

La meilleure réponse est la continuité.


Maintenir les projets pour préserver la confiance

Une association repose avant tout sur la confiance.

La confiance des bénévoles.

La confiance des partenaires.

La confiance des familles.

La confiance des personnalités qui acceptent de soutenir ses actions.

Les administrateurs savent que cette confiance peut être fragilisée lorsqu’une crise devient publique.

Mais ils considèrent également qu’elle peut être renforcée par des décisions cohérentes.

Maintenir les projets programmés constitue, selon eux, une manière de montrer que les difficultés rencontrées ne remettent pas en cause les engagements pris.

Cette orientation est retenue à l’issue des débats.

Elle devient le fil conducteur de la suite de l’année 2026.


Le 20 septembre : un message adressé aux enfants avant tout

Première illustration de cette décision : l’événement prévu le 20 septembre est confirmé.

Cette journée sera consacrée aux enfants de douze ans.

Autour d’un tournoi de pétanque, chaque équipe sera composée de jeunes participants et d’une personnalité invitée.

Au-delà de l’aspect sportif, les responsables souhaitent créer un moment de partage où les enfants pourront échanger avec des personnalités venues d’horizons différents.

À l’issue de cette journée, les participants bénéficieront d’une sortie au Parc Astérix.

Pour les administrateurs, maintenir cette rencontre constitue un choix symbolique.

Il s’agit de démontrer que les enfants restent au centre du projet associatif.

La crise existe.

Mais elle ne doit pas priver les jeunes des activités prévues.


Le Gala des Étoiles d’Or : maintenir les valeurs de reconnaissance

La même logique conduit les responsables à confirmer le Gala des Étoiles d’Or, programmé le 29 novembre.

Chaque année, cette cérémonie distingue les personnalités, les bénévoles et les partenaires qui se sont investis dans les actions de l’association.

Au-delà des récompenses, ce rendez-vous traduit une philosophie.

Reconnaître l’engagement.

Valoriser le bénévolat.

Renforcer les liens entre les différents acteurs de la vie associative.

Dans le contexte actuel, son maintien revêt une portée particulière.

Il constitue, selon les dirigeants, une manière d’affirmer que les difficultés rencontrées ne remettent pas en cause les valeurs qui fondent Citéstars.


Quand une crise devient un test pour une association

Au terme de cette réunion, les administrateurs savent que les procédures judiciaires se poursuivront.

Ils savent également que les différentes parties continueront à défendre leurs positions.

Mais ils estiment que l’avenir de Citéstars ne peut être résumé à ce seul conflit.

Pour eux, une association se juge aussi sur sa capacité à poursuivre sa mission lorsque les circonstances deviennent difficiles.

Le maintien des actions prévues en septembre et en novembre constitue, selon eux, la traduction concrète de cette volonté.

Au-delà des débats, des procédures et des accusations contestées entre les parties, Citéstars entend continuer à développer les projets qui, selon ses responsables, donnent un sens à son engagement.


L’affaire qui oppose aujourd’hui David Donadei et James Chabert suivra son parcours devant les juridictions compétentes.

Les différentes positions continueront à être défendues dans le respect du contradictoire et des règles de droit.

Mais la réunion du 8 juin aura mis en lumière un autre enjeu.

Celui de la capacité d’une association à préserver sa mission lorsque son fonctionnement est confronté à une crise majeure.

Pour Citéstars, la réponse apportée par son administration est claire.

Les procédures suivront leur cours.

Les débats continueront.

Mais les enfants, les familles, les bénévoles et les projets resteront, selon les dirigeants, la priorité.

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