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Crise irano-américaine: Téhéran passé a l’acte

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L’Iran, qui multipliait les menaces de représailles contre les États-Unis depuis l’assassinat ciblé, vendredi, du général Qassem Soleimani, est passé a l’acte mercredi.

Une douzaine de missiles balistiques provenant du territoire iranien ont été tirés sur des bases irakiennes situées à Aïn al-Assad et à Erbil qui hébergeaient un nombre important de soldats américains.

Les frappes, survenues au milieu de la nuit en Irak, ont été lancées le jour même des funérailles de l’homme fort iranien et confirmées rapidement par le Pentagone.

Le ministère de la Défense américain a précisé, sans donner de bilan, que des mesures avaient été prises au cours des derniers jours pour prévenir d’éventuelles attaques et assurer la sécurité du personnel en place dans le pays.

Aucune indication officielle sur le nombre de victimes américaines n’avait été donnée en fin de soirée. Certains rapports non confirmés évoquaient uniquement des victimes et des blessés irakiens.

Les Gardiens de la Révolution, l’organisation paramilitaire de la République islamique, ont affirmé que l’opération militaire avait été lancée au nom du « martyr » Qassem Soleimani et avait été couronnée de succès.

Le régime a diffusé des photos montrant que l’opération avait été observée en direct par l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême du pays.

La porte-parole de la Maison-Blanche a fait savoir peu après l’offensive que le président américain Donald Trump suivait de près la situation avec son équipe de sécurité nationale.

Les médias américains ont spéculé un moment sur la possibilité qu’il s’adresse à la nation à la télévision, mais le scénario ne s’est pas concrétisé.

Le chef d’État a finalement rompu le silence vers 22 h sur Twitter pour dire que l’évaluation du nombre de victimes et des dommages matériels suivait son cours et que « tout allait bien jusque-là ».

Les explosifs utilisés mardi pourraient être 100 fois plus puissants que les roquettes utilisées préalablement. De quoi laisser un cratère important.

Une autre variable à considérer restait la précision des missiles utilisés. Au cours des dernières années, l’armement de l’Iran s’est sophistiqué. En septembre dernier, une série d’attaques en Arabie saoudite avait agi comme un signal pour les États-Unis : la majorité des missiles et drones avaient atteint leur cible, a noté le Washington Post, causant une certaine surprise.

La précision des missiles envoyés mardi restait à voir, au moment d’écrire ces lignes. « À quel point le système iranien est fiable, c’est difficile à dire », a souligné M. Hinz.

Dans les dernières années, l’Iran a utilisé le même type de missile en Irak, contre l’opposition kurde, et en Syrie, contre le groupe armé État islamique. Certains avaient atteint leur cible, d’autres pas. Ils avaient également fait la démonstration de leurs armes lors d’exercices, ne laissant aucun doute à la communauté internationale sur leur puissance de frappe.

L’Iran aurait des missiles ayant une portée de plus de 1700 km, pouvant atteindre Israël sans passer par un groupe allié sur un autre territoire.

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