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La gauche ne lance qu’un seul candidat dans la course à l’Elysée

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GABRIEL MIHAI

Le Premier secrétaire du PS français souhaite que la gauche ne lance qu’un seul candidat dans la course à l’Elysée.

Le Premier secrétaire du Parti socialiste français, Jean-Christophe Cambadélis, a appelé samedi Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron à participer à la primaire ouverte du PS. Il souhaite que la gauche ne lance qu’un seul candidat dans la course à l’Elysée.

Serrer les rangs en vue de ce scrutin et contrer la droite: tel était le leitmotiv de la convention de la Belle alliance populaire, organisée à Paris pour quelque 3000 militants, deux jours après le renoncement de François Hollande à un second mandat.

Jean-Christophe Cambadélis a dit samedi son «respect pour un homme qui s’efface pour nous laisser la place». «Merci pour le travail que tu as fait, merci pour le combat que tu as mené. Merci, tu es l’honneur de la gauche!», a-t-il lancé à l’adresse du chef de l’Etat.

«Je lance un appel à Emmanuel Macron, à Jean-Luc Mélenchon: rejoignez la primaire de la gauche», a-t-il ajouté tandis que les militants dans la salle l’applaudissaient et scandaient le mot «unité».

«Levez-vous peuple de gauche, levez-vous pour mettre de l’ordre dans la situation politique, pour que nous puissions combattre la droite et faire reculer le Front national», a encore demandé le député de Paris.

Elle aussi très applaudie, la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a émis le souhait que la décision de François Hollande provoque un «électrochoc». «Nous n’avons pas le droit de livrer les Français au programme de la droite, de laisser la droite détricoter, défaire tout ce que nous avons construit», a-t-elle dit.

Manuel Valls était le grand absent de cette réunion tenue une semaine après la désignation de François Fillon comme candidat de la droite pour 2017. Le Premier ministre, pressenti pour participer à la primaire dont les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 décembre, s’est finalement contenté d’une visite dans sa ville d’Evry, à l’occasion du Téléthon.

Plusieurs ministres étaient en revanche présents à la convention de la Belle alliance, où le nom de François Hollande a été longuement applaudi. Des sifflets ont retenti à l’évocation du nom de François Fillon et de sa vision «d’une autre France que celle que nous aimons», selon une formule de la ministre de la santé Marisol Touraine.

Les propositions du candidat de la droite de supprimer 500’000 postes de fonctionnaires en cinq ans et de réformer le système de santé ont été particulièrement ciblées. «Le programme de François Fillon c’est, avec 40 ans de retard, Reagan plus Thatcher en 2017», a dénoncé la députée Karine Berger.

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