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3 décembre 2021

JOURNAL IMPACT EUROPEAN

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Samedi, la France a été le théâtre de plusieurs manifestations

Plusieurs manifestations calmes ont été organisées par la population française, notamment des gilets jaunes, de la sécurité globale, mais aussi des acteurs.

Plusieurs manifestations calmes ont été organisées par la population française, notamment des gilets jaunes, de la sécurité globale, mais aussi des acteurs qui ont pris d’assaut les théâtres envoyant un message aux autorités et au gouvernement qui en ces temps d’épidémie: trouver des solutions pour rouvrir les activités, et qu’ils peut se conformer aux règles sanitaires imposées.

Un groupe de Gilets jaunes toulousains, basé à la « Fontaine Pierre-Goudouli » (place Wilson) a écrit au préfet de Haute-Garonne vendredi 12 mars 2021, en lui demandant de ne pas interdire leurs manifestations, et de « clarifier la base sur laquelle les Gilets Jaunes sont réprimandés et pénalisés chaque samedi. L’état d’urgence sanitaire autorise les manifestations jusqu’à 5000 personnes (Conseil d’Etat, 13 juin 2020) », annonce La Depeche.

« Les policiers, donc les fonctionnaires sous votre responsabilité, pourchassent les Gilets Jaunes chaque samedi et les accablent de contraventions, sous prétexte que les regroupements de plus de 6 personnes sont interdits », dénoncent les Gilets jaunes, avant de comparer ces manifestations aux « files compactes devant les magasins », « qui constituent le plus souvent des files de six personnes ».

En mettant en avant des décisions de la Cour de Strasbourg (CEDH 17 juillet 2007) et du Conseil d’Etat (CE 12 novembre 1997), qui considèrent que l’absence de déclaration préalable ne justifie pas l’interdiction de cette manifestation à partir du moment où il n’y a pas de risques de troubles de l’ordre public, les Gilets jaunes affirment que « toutes les manifestations des Gilets Jaunes de ces dernières semaines n’ont fait l’objet d’aucun « trouble à l’ordre public ».

Une nouvelle « Marche des libertés » a eu lieu, ce samedi 13 mars 2021 à Toulouse, à 14 heures, place Arnaud Bernard. Des associations et syndicats comme ATTAC, DAL 31, Heure Bleue, LdH Toulouse, Libre Pensée 31, Ensemble 31, SNJ, Toulouse en Luttes, GJ Tlse Fontaine Goudouli, Handi social, NPA31, EELV, Solidaire 31, appellent à manifester une nouvelle fois. Ils demandent notamment le retrait de la proposition de loi Sécurité Globale dans son intégralité, et du projet de loi confortant les principes républicains dite « loi Séparatisme ».

Les gilets jaunes célèbrent la Commun de Paris à Nancy

A Nancy une nouvelle manifestation a été organisé par les gilets jaunes à 12h place Simone Veil, avoir le but de célébrer la « Commune de Paris », une période particulière de l’histoire.

Lorsque l’Allemagne gagne la guerre franco-allemande de 1 870, certains citoyens, mécontents du sort du territoire, décident de se rassembler.

Opposés au nouveau régime en place, ils fondent la Commune de Paris et se battent pour une nouvelle vision de la capitale.

Une bataille qui se termine le 28 mai 1 871, deux mois après la création du mouvement.

Samedi, les manifestants ont donc prévu de rendre hommage à tous ceux qui sont décédés, ont été déportés ou emprisonnés durant l’un des épisodes contestataires les plus connus mais aussi, « de commémorer ce monde avant-gardiste » que proposait la Commune de Paris.

Appel des Gilets Jaunes de Montreuil: à associer et célébrer le début de la commune le 18 mars

La Commune est une période insurrectionnelle qui dura un peu plus de deux mois, du 18 mars 1871 à la « Semaine sanglante » du 21 au 28 mai 1871. Cette insurrection refusa de reconnaître le gouvernement issu de l’Assemblée nationale bourgeoise, qui venait d’être élue au suffrage universel masculin, et choisit d’expérimenter pour la ville une organisation libertaire, basée sur la démocratie directe, qui donnera naissance au communalisme.

Les Gilets Jaunes de Montreuil lancent un appel à associer et célébrer le début de cette insurrection historique avec le mouvement des Gilets Jaunes qui a commencé le 17 novembre 2018.

Le 18 mars 2021, que vive la Commune, et vive les Gilets Jaunes !

Le 17 novembre 2018, nous, les petits, les sans-droits, les premiers de corvée, enfilions un gilet jaune et occupions ronds-points, places, esplanades, rues…  Avec, sur le dos, un seul mot : justice ! Décliné en justice sociale, justice fiscale, justice écologique et, dans la tête, un espoir fou : la démocratie directe, par le peuple et pour le peuple !

Depuis ce jour, une pluie de lois liberticides s’est abattue sur nous, visant à nous dépouiller de tous les moyens de défense devant l’absolutisme du pouvoir.

Le 18 mars 1871, les petits, les sans-droits, les premiers de corvée, prenaient les armes, dressaient des barricades, fraternisaient avec la troupe, se soulevaient,  pour donner corps à leur rêve de …démocratie directe, par le peuple et pour le peuple !

Ils défendaient leurs canons, seuls garants de leur sécurité face à l’arbitraire et la scélératesse du pouvoir qui voulait les asservir.

1871-2021, même combat contre les états dits «d’urgence», qui désarment ou suppriment systématiquement les mouvements contestataires.

Nous, Gilets Jaunes de Montreuil 93, toujours assoiffés de justice, appelons tous les Gilets Jaunes de l’Univers à rendre hommage à tous les révolutionnaires d’hier et d’aujourd’hui, à commémorer les avancées humanistes du Conseil de la Commune de 1871 et à réitérer nos revendications de 2018, la principale restant la démocratie directe, par le peuple et pour le peuple !

Le 18 mars 2021, on reprend nos ronds-points, nos places, nos esplanades, la rue ! On allume nos braséros, on fait la fête et on continue à lutter pour un monde meilleur !

Rassemblements « Free Sénégal » et de Gilets jaunes à Paris

Une manifestation d’opposants au président sénégalais Macky Sall a eu lieu sur la place de la République à partir de 13 heures. Il s’agir d’un rassemblement statique, après dix jours de vives tensions au Sénégal, au moins dix manifestants ayant été tués par la police.

Quant aux Gilets jaunes, ils sont rassembler place Joachim du Bellay, contre les mesures de restrictions sanitaires décidées par le gouvernement, de 13 heures à 17h30.

Une quinzaine de théâtres occupés par des manifestants

Plusieurs milliers de professionnels du monde de la culture ont manifesté le 5 mars en France, sans attirer les foules, pour de nouveau crier leur ras-le-bol et demander la réouverture des lieux culturels, un an après les premières mesures de fermeture.

A Paris, plusieurs personnes sont entrées à la fin de la manifestation dans le théâtre de l’Odéon pour l’occuper. Ils y étaient toujours vers 22H00 et comptent y rester toute la nuit, selon Karine Huet, secrétaire générale adjointe du SNAM-CGT, qui fait partie des quelque « 80 personnes environ qui ont réussi à pénétrer à l’intérieur ».

Les occupations se multiplient en France pour réclamer la réouverture des lieux de Culture, salles de spectacle, théâtres, musées ou cinémas.

Après plusieurs réunions au cours de la semaine, les intermittents du Loiret ont finalement décidé d’occuper le Théâtre d’Orléans, ce vendredi 12 mars en fin d’après-midi.

Après une semaine de manifestations nationales, il y a trois jours les théâtres ont été pris d’assaut par des intermittents et des acteurs un peu partout en France.

Invités par l’Europe Soir, Robin Renucci, président de l’Association des centres dramatiques nationaux, et Muriel Mayette-Holtz, directrice du théâtre national de Nice, ont estimé que les lieux de spectacle étaient en mesure de rouvrir et d’accueillir du public « dans les conditions sanitaires requises ».

La grogne du monde de la culture contre les restrictions imposées en raison de la situation sanitaire prend de l’ampleur. « Notre responsabilité d’employeur n’est pas d’inciter à l’occupation de nos outils de travail, mais nous tenons à saluer la mobilisation des occupants et à les soutenir sur l’ensemble de leurs revendications », a commenté samedi, au micro d’Europe Soir, Robin Renucci acteur, metteur en scène et président de l’Association des centres dramatiques nationaux (ACDN).

« L’occupation des théâtres n’est pas une finalité, simplement un moyen de se faire entendre », explique-t-il. Il rappelle notamment qu’un protocole de reprise de l’activité des lieux de spectacle, tenant compte de l’épidémie, a été présenté à la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, début janvier. « Et il est resté lettre morte », déplore-t-il.

« Nous sommes privés de vivre ensemble des moments d’imaginaire qui sont nécessaires aujourd’hui, et particulièrement pour la jeunesse », ajoute encore Robin Renucci.

Du coté de Muriel Mayette-Holtz, directrice du théâtre national de Nice, qui estime que la plupart des lieux de spectacle sont en mesure d’accueillir du public en tenant compte de la situation épidémique. « … nous avons vu la remise des César avec une salle masquée, distanciée… », pointe-t-elle, également au micro d’Europe Soir. « Nous pouvons ouvrir nos théâtres demain, c’est notre métier de gérer le flux, et de le gérer dans les conditions sanitaires requises », souligne Muriel Mayette-Holtz. Qui a tiré la sonnette d’alarme à la fin de l’interview, soulignant:

« Les artistes sont des lanceurs d’alerte, attention de ne pas perdre la part sublime de nous-même qui est la culture ! », conclut-elle.

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