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Les personnels des hôpitaux appelés à la grève demain

GABRIEL MIHAI

Des manifestations dans une quarantaine de villes, ce mardi contre la dégradation de leurs conditions de travail.

FO-CGT et SUD ont appelé la grève les salariés du secteur de la santé, du public et du privé, pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail. Les infirmiers salariés et libéraux participent également au mouvement dans une quarantaine de villes.

Les syndicats entendent défendre « un système de santé, de protection sociale et un service public de haut niveau », a expliqué Mireille Stivala, la secrétaire générale de la fédération CGT santé et action sociale, jeudi dernier lors d’une conférence de presse. L’appel à la grève a notamment été « rejoint » par les syndicats CGT, FO, FA-FPT (Autonomes) et FSU de la fonction publique territoriale. « Conditions de travail très dégradées », « épuisement professionnel », « restructurations », « remise en cause des 35 heures alors que les comptes épargne-temps explosent » : la liste des griefs est longue.

Des manifestations sont prévues dans une quarantaine de villes, selon Mireille Stivala. Comme le 8 novembre, l’intersyndicale devra composer avec une mobilisation spécifique aux infirmiers salariés et libéraux. A Paris, elle donne rendez-vous à ses troupes à la mi-journée place Denfert-Rochereau, lieu également choisi par le collectif d’une dizaine d’organisations infirmières. Les hôpitaux ne devraient pas être perturbés, les personnels pouvant être assignés pour assurer la continuité des soins.

Face à la colère du secteur et après le suicide d’au moins cinq infirmiers l’été dernier, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait dévoilé début décembre un plan pour l’amélioration de la qualité de vie au travail des hospitaliers. Mais les personnels réclament « rapidement des mesures fortes en termes d’emplois et d’effectifs », a lancé la responsable CGT. L’intersyndicale réclame en outre l’abandon des groupements hospitaliers de territoire (GHT), du plan triennal d’économies de « 3,5 milliards » d’euros avec notamment une maîtrise de la masse salariale équivalant à 22.000 postes, ou encore « l’arrêt des fermetures de lits ».