Le président français Emmanuel Macron a accueilli le Premier ministre tchèque Andrej Babiš à l’Élysée le 11 février 2026, à la veille d’une réunion informelle des dirigeants européens consacrée à la compétitivité de l’Union.
Les échanges ont porté sur les priorités de l’agenda européen en matière de souveraineté économique, d’indépendance stratégique et de sécurité.
Réforme du marché carbone
Prague souhaite rouvrir le débat sur le système européen d’échange de quotas d’émission (ETS). Andrej Babiš estime que le mécanisme pèse excessivement sur l’industrie européenne et plaide pour un plafonnement du prix des quotas ainsi que pour un report de l’extension du dispositif aux transports et au chauffage (ETS 2).
Le dirigeant tchèque défend également une reconnaissance accrue du nucléaire dans la politique énergétique européenne, considérant cette énergie comme un levier stratégique pour l’autonomie du continent.
Divergences sur l’Ukraine
La rencontre intervient dans un contexte de discussions européennes sur le soutien à l’Ukraine et l’augmentation des capacités de défense. Andrej Babiš a récemment déclaré que son gouvernement ne financerait pas la guerre et n’enverrait aucun soldat, des propos qui contrastent avec la ligne défendue par Paris et plusieurs États membres.
Son retour au pouvoir, officialisé en décembre 2025, pourrait modifier l’équilibre politique au sein de l’UE, certains observateurs évoquant un possible rapprochement de Prague avec Budapest et Bratislava sur les questions ukrainiennes et les sanctions contre la Russie.










Gabriel MIHAI
Gabriel Mihai est journaliste et rédacteur en chef pour IMPACT EUROPEAN. Il couvre l’actualité européenne et internationale, les analyses politiques et les tribunes d’experts. Passionné par la géopolitique et le journalisme d’investigation, il coordonne les publications et veille à l’exactitude des informations publiées sur le site.
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