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7 décembre 2021

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Bernard Squarcini et Christian Flaesch sont en garde à vue pour trafic d’influence

Last Updated on 22 octobre 2019 by journal

L’affaire pourrait faire des remous au « 36 ». Depuis lundi 26 septembre, Bernard Squarcini et Christian Flaesch sont en garde à vue et entendus par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la « police des polices ».

 

Les deux hommes, respectivement ancien numéro 1 du renseignement intérieur et ex-chef de la police judiciaire parisienne, sont interrogés dans le cadre d’une information judiciaire ouverte notamment pour trafic d’influence, violation du secret et compromission du secret défense, a indiqué une source proche du dossier.
Connu pour sa proximité avec Nicolas Sarkozy, il s’était alors lancé dans le privé, en fondant une société de conseil en sécurité, Kyrnos. Dans ce contexte, Bernard Squarcini a travaillé pour LVMH. Il est alors soupçonné d’avoir fait jouer ses contacts pour obtenir certaines informations en 2013. A-t-il fait appel à Christian Flaesch, alors à la tête de la police judiciaire parisienne, pour avoir des éléments sur une enquête conduite par le parquet de Paris après une plainte d’Hermès ? Voilà la question à laquelle tente de répondre les enquêteurs aujourd’hui alors que le géant LVMH est accusé d’avoir manœuvré en secret.
Ils ne sont cependant les seuls. Comme l’a révélé Le Monde, deux cadres de la sécurité du groupe de luxe LVMH ont également été placés en garde à vue lundi et mardi, ainsi qu’un fonctionnaire de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), la structure que dirigeait Bernard Squarcini jusqu’à ce qu’il soit écarté de ses fonctions en mai 2012, après l’arrivée de la gauche au pouvoir.
L’enquête dans laquelle Bernard Squarcini est en garde à vue se nourrit également d’écoutes téléphoniques ordonnées dans un autre dossier. Dans certaines conversations, en avril 2013, l’ancien numéro un de la DCRI semble rechercher des informations sur l’enquête pour fraude fiscale visant Jérôme Cahuzac pour les transmettre à ses interlocuteurs, dont le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, Michel Gaudin, raconte Le Monde. Ce dernier a été interrogé dans le cadre d’une audition libre mais n’a pas été placé en garde à vue.
Le premier patron de la direction centrale du renseignement intérieur lors de sa création en 2008, aujourd’hui âgé de 60 ans, a été longtemps considéré comme un as du renseignement. Mais sa réputation a été écornée par des accusations de « cabinet noir », qu’il a réfutées.

 

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