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Thierry Légier et Catherine Griset ex-assistants parlementaires de Marine Le Pen placés en garde à vue

VÉRONIQUE  YANG

Les deux anciens assistants parlementaires de Marine Le Pen ont été placés en garde à vue pour être entendus dans le cadre de l’enquête ouverte sur des soupçons d’emploi fictif au Parlement européen.

Thierry Légier, son garde du corps, et Catherine Griset, sa cheffe de cabinet, ont été rémunérés en tant qu’assistants parlementaires du FN au Parlement européen alors qu’ils auraient en réalité travaillé pour le Front National en France.

En tête dans les sondages au premier tour avec plus d’un quart des intentions de vote, la députée européenne a dénoncé mercredi une «cabale politique». «Les Français savent exactement faire la différence entre les vraies affaires et les cabales politiques», a-t-elle déclaré, dans une allusion directe au candidat conservateur François Fillon.

Au départ grand favori de la campagne électorale, M. Fillon a violemment dévissé dans l’opinion publique après l’ouverture d’une enquête, également pour des soupçons d’emplois fictifs, au profit de son épouse Penelope et de deux de ses enfants. Il opère ces derniers jours une légère remontée dans les sondages, à deux mois du premier tour.

Mercredi, le garde du corps de Marine Le Pen et sa chef de cabinet, Thierry Légier et Catherine Griset, étaient entendus près de Paris par la police anticorruption. Deux jours auparavant, le siège du parti d’extrême droite Front national (FN) avait été perquisitionné.

Les enquêteurs se demandent si le FN a mis en place un système pour que le Parlement européen paie sur ses deniers des salaires d’employés qui avaient signé des contrats d’assistants parlementaires, mais travaillaient en fait pour le FN en France.

L’institution européenne réclame à Marine Le Pen près de 340 000 euros de remboursement sur les salaires versés et a déjà commencé mi-février à recouvrer ces sommes en amputant de moitié de son indemnité.

Les deux ex-assistants parlementaires vont devoir maintenant apporter des preuves de la véracité de leur emploi au Parlement. Selon France Inter et France Info, une perquisition aurait lieu au domicile de Thierry Légier.