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Fierté du Gers, le Château de Caumont

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Berceau de nombreux châteaux, le Gers est un département d’Occitanie, situé dans le sud-ouest de la France.

Localisé à Cazaux-Savès, le château de Caumont est un des plus beaux du département. Cette bâtisse construite au XVIème siècle par Nicolas Bachelier, est un petit bout de la « ville rose » à la campagne.

LE CHATEAU

Vestige de la Renaissance, cette demeure de caractère est classée au titre de monument historique.

Construit sur les vestiges d’un château fort ayant appartenu à Gaston Phébus, le château est composé de deux corps. Sa construction, entreprise par Pierre de la Valette, a pris fin en 1535.

Le château est composé de 2 tours hexagonales à toiture en bulle (reliées par un pont-levis aujourd’hui disparu) de style médiéval et d’un bâtiment carré de style Renaissance doté de 4 tours losangées et de grandes ouvertures.

La présence de 2 niveaux de souterrains voûtés marqués de nombreuses pièces témoignent de la présence des domestiques jusqu’au milieu du XXème siècle.

De par sa silhouette, il a reçu les surnoms de « château de la Loire en Gascogne toulousaine », de « château de la Belle au bois dormant « , et  de « château des trois mousquetaires ».

A l’intérieur, un escalier à la mode florentine est orné des trois ordres classiques grecs et  des mosaïques pavent la galerie de réception.

Cette construction de briques rouges  et de pierres domine de ses toitures d’ardoises le parc de 50 hectares qui abrite plusieurs arbres remarquables, dont un chêne d’environ 450 ans et des cèdres du Liban.

Au XIXème siècle, les propriétaires s’inspirent du néogothique et du romantisme (fenêtres en ogive, créneaux, magnifiques fresques troubadour dans le salon rouge etc.)

En 1979, Jean et Michèle de Castelbajac se lancent dans d’importants travaux de restauration. En décaissant la cour d’honneur , le château devient plus proche de celui de Dartagnan. C’est ce qui permettra le tournage du film « Les 3 Mousquetaires » en 2011.

LA COLLECTE DE FONDS

Les propriétaires organisent une collecte de fonds pour restaurer l’escalier à vis datant du XVIème siècle. Situé dans la Tour en poivrière nord du château, il permettait de se défendre en tirant avec l’épée de la main droite tout en se protégeant des assaillants.

L’escalier étant en péril, on pose un étaiement sur les deux niveaux de sous sol. On mure l’accès au sous sol  pour des raisons de sécurité. A terme, c’est toute la structure de l’aile nord qui est menacée.

Il faut 75 000€  dont 35% financés par da DRAC Occitanie et 10% de mécènes particuliers et entreprises par la Demeure Historique. Il fallait donc 40 000€.

La première étape de la collecte permet de réaliser les premiers travaux d’urgence, Le premier palier consiste à restaurer les 10 première marches :10 000 €.Pour chaque palier, le coût de restauration des marches comprend :

1. la restauration des marches (reprise des marches en les taillant ou les ragrégeant) ou pose de nouvelles.

2. la réfection de la portion de mur correspondante, le « parement ».

3. la pose d’un drain pour collecter les eaux de pluies et les entraîner plus loin.

En cas de dépassement: restauration de  10 marches supplémentaires par palier (2,3 et4) à hauteur de 10 000€ chacun.La restauration suivante sera la restauration du plafond de la galerie Louis XIII qui menace de s’effondrer.

LE PARC

Le parc a connu de nombreux agencements dans la  première moitié du XIXème siècle sur  la partie proche du château.  Pour l’aménager, la marquise de Castelbajac, née Sophie de La Rochefoucauld, fait planter des essences nouvelles, notamment des Cedrus libani, micocouliers, arbres de Judée, variétés de Sophora et palmiers.

Elle décide la construction d’un ingénieux système d’irrigation souterrain, avec citernes, norias et canalisations (détruit dans les années 1960). Une glacière de briques roses, édifiée vers 1850, permet de conserver la glace pour les habitants du château : ce petit bâtiment, restauré en 1995, fait aujourd’hui partie du circuit de visite.

Le château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 9 juin 1943, . Le bâtiment des communs renfermant notamment les écuries ainsi que le parc font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 30 mai 1984. Ils avaient fait l’objet d’une inscription au titre de l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 17 avril 1947.

Depuis 2003, la manifestation, « Rendez-vous aux jardins », organisée chaque année par le ministère de la Culture, accueille le Parc de Caumont.

La richesse et la variété des parcs et jardins de France et d’Europe sont mises en avant, tout comme la place de la création dans ce domaine.

Lors de cette rencontre, le public, néophyte et amateur éclairé, échange avec les acteurs du jardin (propriétaires, jardiniers, horticulteurs, paysagistes…) en faisant connaître, conserver, restaurer, créer des jardins, transmettre des savoir-faire et former des jardiniers et des jardiniers d’art.

HISTOIRE DES PROPRIETAIRES

Jean-Louis de Nogaret de la Valette, Duc d’Epernon est né au château de Caumont. Au service d’Henri III, Henri IV  et Louis XIII, il fut gouverneur de la Provence, de la Normandie, de l’Angoumois, de l’Aunis, de la Saintonge et de la Guyenne. Château incontournable, Henri IV y séjourna plusieurs fois.

Depuis sa construction, la bâtisse est toujours restée dans la famille, soit par héritage, soit par alliance. En 1819, Armand de Castelbajac épousa une descendante du Duc d’Epernon puis le légua à sa descendance. En 1988, la reine d’Angleterre, Queen Mum, séjourne au château en tant qu’invitée.

Aujourd’hui Ghislain et Mathilde de Castelbajac ont quitté Paris pour reprendre le château après la tragique disparition de la vicomtesse Michèle de Castelbajac, assassinée en 2014 par un déséquilibré.

Un festival d’arts contemporains créé en 2016 et dirigé par un cousin, le créateur Jean-Charles de Castelbajac fait partie des nouvelles orientations.

L’endroit accueille des séminaires, des mariages ou des tournages de films mais aussi des visites touristiques. Les propriétaires organisent des jeux-enquêtes dans les souterrains ou des chasses aux trésor pour les 6 à 14 ans. L’ouverture d’un salon de thé et d’une boutique permet aux visiteurs de se reposer et de se procurer des souvenirs.

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