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22 février 2024

JOURNAL IMPACT EUROPEAN

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Grève nationale: une journée de grève contre l’austérité

Le vendredi 13 n’aura pas porté chance aux syndicats.

Le vendredi 13 n’aura pas porté chance aux syndicats.

Quatre mois après la dernière grève contre la réforme des retraites, qui est pourtant entrée en application en septembre, les organisations se sont mobilisées «contre l’austérité, pour les salaires et l’égalité femmes-hommes.» Des actions qui visaient avant tout à engager un bras de fer avec le gouvernement quelques jours avant la conférence sociale sur les bas salaires, promise par Emmanuel Macron, et chapeautée par Élisabeth Borne.

La manifestation s’est élancée peu après 14h depuis la place d’Italie, dans le 13e arrondissement de Paris. En tête de cortège se trouvaient la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet mais aussi son homologue de la CFDT Marylise Léon. Sur la bannière qu’elles portaient, l’on pouvait lire : «Pour l’augmentation des salaires, pour l’égalité femmes-hommes, contre l’austérité, mobilisés en France et en Europe».

Dans les transports, la circulation des trains était légèrement perturbée vendredi sur certaines lignes régionales, pour lesquelles la SNCF a invité les voyageurs à se renseigner région par région, mais le trafic était normal pour le TGV. En Île-de-France, des perturbations affectaient certaines lignes de RER, notamment les D et C avec deux trains sur trois, comme pour les lignes H, L, U et R du Transilien. À Paris, le réseau RATP (métro, bus et tramways) circulait normalement.

A 9h30 ce vendredi, le musée du Louvre à Paris expliquait sur ses réseaux sociaux ne pas être «en mesure d’ouvrir ses portes pour le moment», «en raison d’un mouvement social d’une partie de son personnel». Finalement, à peine plus d’une heure et demie plus tard, l’institution parisienne revenait sur son premier message et se disait prête à accueillir ses premiers visiteurs dès 11h.

La tour Eiffel était fermée au public ce vendredi, en pleine mobilisation en France «contre l’austérité» et «pour les salaires». «Les effectifs présents sur place n’étant pas suffisamment nombreux pour ouvrir le monument dans des conditions de sécurité et d’accueil optimales pour le public, la Tour restera fermée toute la journée», a indiqué la Société d’exploitation de la tour Eiffel (SETE) dans un communiqué.

De nombreux cabinets sont restés fermés vendredi selon les syndicats de médecins libéraux, qui appelaient à une grève reconductible nationale avant de nouvelles négociations tarifaires et l’examen d’une loi controversée au Sénat. Généralistes et spécialistes libéraux étaient appelés à tirer le rideau, annuler les consultations et déprogrammer toutes les opérations prévues, hors urgences vitales, pour «reporter» les patients vers l’hôpital public et démontrer «l’importance de la médecine libérale».

À Toulouse, Rennes, Nantes, Tours, Lyon, Douai, Perpignan, Le Mans, mais aussi Strasbourg ou encore Marseille, les premiers cortèges se sont élancés tôt vendredi matin et affichaient eux aussi une mobilisation en baisse. À titre de comparaison, lors de la dernière journée de mobilisation sur les retraites le 6 juin, les syndicats avaient avancé 50.000 participants.

200.000 personnes ont manifesté en France vendredi dans le cadre de la journée d’action intersyndicale sur les salaires, a indiqué la CGT à l’AFP, alors que le chiffre des autorités est 92.500 manifestants dans toute la France, selon la police.

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