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16 avril 2024

JOURNAL IMPACT EUROPEAN

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GRÈVE POUR LE CLIMAT DU 10 MARS: les enjeux de la transition écologique

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Ce vendredi 10 mars une nouvelle journée de contestation organisée par le mouvement Fridays for Future (FFF) en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique.

Après la grève générale de mardi, la Journée internationale des droits des femmes ce mercredi ou encore jeudi avec une nouvelle mobilisation contre la réforme des retraites, ce vendredi 10 mars une nouvelle journée de contestation organisée par le mouvement Fridays for Future (FFF) en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique.

A l’initiative de la branche française de l’association, faisant elle-même partie du mouvement international de grèves pour le climat fondé par l’activiste écologiste suédoise Greta Thunberg, une grande manifestation est ainsi organisée ce vendredi à Paris.

Pour les participants, le but est cette fois de demander des investissements pour accélerer et développer les filières de formation à la rénovation thermique globale des bâtiments.

«Nous demandons au gouvernement de former 400.000 professionnels à la rénovation thermique globale pour pouvoir rénover 1 million de logements par an d’ici à 2050 et ainsi atteindre la neutralité carbone du parc du logement français. Ceci nécessite un investissement de 38 milliards d’euros», ont indiqué les organisateurs lors de la manifestation.

Ce 10 mars 2023 a vu le retour de la grève pour le climat, à l’appel de plusieurs associations écologistes. À Paris, une manifestation pour dénoncer l’inaction climatique de la macronie et alerter sur l’urgence écologique est en cours.

C’est l’ambition de notre plan climat : fixer une feuille de route opérationnelle très claire, avec des objectifs chiffrés, un calendrier précis et resserré pour accélérer la réduction de nos émissions et l’adaptation de Paris.

La mobilisation générale ne peut plus attendre. Toutes nos villes doivent se transformer plus vite. Et elles ont besoin d’être soutenues. Il en va de la survie de toutes les personnes vivant en ville, et elles sont largement majoritaires en France comme à travers le monde. Il en va de notre santé.

C’est aussi une question d’égalité et de justice sociale, car comme pour toutes les crises, les plus fragiles sont les plus exposés. Nous devons tout repenser pour réduire les inégalités, réorganiser notre rapport à l’alimentation, au logement, à nos modes de déplacements.

C’est notre responsabilité envers les jeunes, notre devoir pour l’avenir. Vous pouvez compter sur Paris pour être à la hauteur de la situation et faire de cette transition écologique une révolution pour vivre mieux et en bonne santé.

Emmanuel Macron nous conduit dans le mur à pleine vitesse. Avec son projet de retraite à 64 ans, il accélère. Ses obsessions menacent à la fois la cohésion sociale et l’unique système écologique compatible avec la vie sur Terre :

– Travailler plus pour produire plus, n’importe quoi, dans n’importe quelles conditions écologique et sociale.
– Produire tout ce qui peut se vendre. Et si les gens n’en ont pas besoin, abreuver, abrutir les citoyennes et les citoyens de publicités jusqu’à créer le désir d’acheter
– Compétition partout, dès l’école primaire. Tout donner à ceux qui réussissent à écraser, à dominer. Et rien pour les autres.

L’augmentation des événements climatiques extrêmes, tempêtes, sécheresses, inondations, aggrave la pénibilité au travail pour toutes les personnes qui travaillent en mer, en forêt, en montagne et dans l’agriculture.

La hausse des températures affecte toutes les personnes qui ne peuvent ou refusent d’utiliser la climatisation sur leur lieu de travail.

Le changement climatique diminue l’espérance de vie.

Toutes les organisations, toutes les techniques de production des richesses doivent rapidement et radicalement évoluer pour limiter la pollution et s’adapter aux conséquences du dérèglement climatique. Pour mener cette révolution sur tous les lieux de travail, il faut du temps pour réfléchir, imaginer et mettre en œuvre la bifurcation écologique.

Anticiper, c’est aussi se préparer à affronter ces méga vagues de chaleur. C’est l’objectif de la mission d’information et d’évaluation sur les 50°C à Paris qui rendra ses conclusions en avril, et du grand exercice de crise que nous conduirons à l’automne pour simuler une canicule extrême et savoir comment réagir le plus efficacement possible pour protéger les habitants et notamment les plus fragiles.

Mais nous devons aller encore plus loin, accélérer et changer d’échelle pour tout repenser, absolument tout, à l’aune du réchauffement climatique.

 

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