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Jean-Loup Dabadie, un Immortel au Paradis

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Jean- Loup Dabadie s’est éteint dimanche 24 mai à l’hôpital de la Salpétrière à l’âge de 81 ans, quelques jours après Michel Piccoli.

Le scénariste, parolier, homme de lettres, académicien et ancien journaliste ést né en 1938 à Paris. Il passe son enfance chez ses grands parents dans l’Isère .Très jeune, il prend le goût de l’écriture, qu’il tient de son père Marcel Dabadie, lui aussi parolier de Maurice Chevalier et Julien Clerc. A l’âge de 19 ans, il écrit un premier roman, “Les Yeux Secs”, alors qu’il était étudiant en lettres, d’autres suivront dont “Les Dieux du Foyer”. Il commence ensuite une carrière de journaliste, collaborant aux revues “Candide et Arts” et participant à la création de “Tel quel” en publiant  des reportages  et critiques de films.

En 2008, il entre sous la Coupole, élu au fauteuil de Pierre Moinot et en 2009 , il reçoit une “Victoire de la Musique

Jean-Loup Dabadie était aussi auteur de  scénarios pour François Truffaut (“Une belle fille comme moi”) et Claude Sautet(“Les choses de la vie” en 1970, immortalisé par le “La chanson d’Hélène” interprétée  par Romy Scneider et Michel Piccoli) ou encore Jean Becker, Yves Robert (“Un éléphant, ça trompe énormément” en 1976) et Claude Pinoteau. Il venait de terminer l’adaptation pour le cinéma d’un roman de Georges Simenon, “Les volets verts“, dont le premier rôle devait être tenu par Gérard Depardieu.

C’est sous sa plume qu’est né le sketch “La drague”avec Guy Bedos, avant d’associer ses textes à  Michel Leeb, Jacques Villeret, Pierre Palmade et Muriel Robin, des chansons de Polnareff (“On ira tous au Paradis”en 1972,”Lettre à France”en 1977), Julien Clerc (“Ma préférence” en 1978 et Femmes je vous aime”), Michel Sardou (“Jazz à Broadway”en 1985); il a aussi écrit pour Mireille Mathieu, Yves Montand , Johnny Hallyday, Barbara, Serge Reggiani,  Patrick Bruel, Enrico Macias. De même, il avait convaincu Jean Gabin pour le fameux titre “Je sais”.

Entre la télévision, le cinéma, le théâtre et la chanson, on dénombre 22 scénarios, 150 sketchs et plus de 250 refrains des plus grands succès de ces 50 dernières années.  “La chanson est une forme de la poésie car aujourd’hui, les gens ne lisent pas assez et c’est la poésie qui vient à eux sous forme de chansons”, avait-il déclaré.

Dès l’annonce de cette triste nouvelle, les réactions ne se pas faites attendre à l’instar de l‘Elysée, “attristé par la disparition de cet homme qui a partout porté la langue française à ses sommets, sur nos ondes comme sur nos écrans, dans les pages de nos revues comme sous la Coupole de l’Institut”.

De son côté, le Ministre de la Culture, Franck Riestler a déclaré: “La France a perdu un auteur aux mille talents, inclassable et populaire. Les mots de Jean-Loup Dabadie exprimaient avec évidence et justesse nos sentiments jusqu’à accompagner chaque moment de nos vies. Nous retiendrons son sourire et son élégante discrétion”.

L’ancien Ministre de la Culture, Jack Lang a ajouté: “Quelle grande tristesse d’apprendre la disparition de Jean-Loup Dabadie. Ecrivain, parolier, journaliste, scénariste, dialoguiste, tel un alchimiste des mots qui dansent, il transformait les paroles en mélodies”.

La Maire de Paris, Anne Hidalgo a adressé ses plus sincères condoléances à la famille ( sa dernière épouse Véronique Bachet et ses 3 enfants Clémentine, Clément et Florent nés des mariages précédents), ainsi qu’aux membres de l’Académie française.

Dans le monde de la chanson, Patrick Bruel a écrit: “Au revoir Jean-Loup… Quelques jours après Michel Piccoli, un autre complice de Claude Sautet s’en va. Merci Jean-Loup Dabadie pour ces chansons et ces répliques qui ont si souvent guidé nos vies”.

Enrico Macias a ajouté: “J’ai perdu un très grand ami, il m’appelait mon frère jumeau parce qu’on est nés la même année. Vraiment j’ai beaucoup de peine. C’est un frère que j’ai perdu”.

Jane Birkin s’est exprimée à la radio: : Il a su se glisser dans tous nos personnages et faire croire que c’était nous (…) Il avait un don incroyable d’écrire pour les personnes qui interprétaient. Il collait aux artistes”.

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