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12 juillet 2024

JOURNAL IMPACT EUROPEAN

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Les voitures anciennes encore au rendez-vous à Artois

Salon Rétromobile 2023

Un rendez-vous très attendu des amateurs de véhicules d’époque.

Les amateurs de véhicules anciens sont conviés à un nouveau rendez-vous en Artois, après avoir vécu des émotions en février au salon Rétromobile.

Le salon Ravera est de retour à Artois Expo le dimanche 19 mars pour sa 45e édition. Un rendez-vous très attendu des amateurs de véhicules d’époque.

Le dimanche 19 mars, vous pourrez y découvrir la petite Rosalie de 1932, une Darmont Junior de 1938, une Triumph Gloria qui vient d’Angleterre, une 4 CV du Touring-club de Belgique, des voitures à moteur 2 temps, quelques cabriolets sportifs, des utilitaires Opel des années 1950, une série de motos des années 1920 à 1940 et même une Triumph de 1911 ainsi qu’une série de scooters de marques différentes. Une vente aux enchères de véhicules exposés à l’entrée du site est organisée à partir de 15 h.

Les passionnés et collectionneurs de véhicules anciens au rendez-vous dans les salons

Le rendez-vous 2023 des passionnés et collectionneurs de véhicules anciens a eu lieu du 1er au 5 février dernier, lors du salon Rétromobile, au Parc des expositions de la porte de Versailles à Paris.

Le salon a réuni des constructeurs (Porsche, Volkswagen, Renault, DS, Peugeot, Citroën, Lancia, Alfa Romeo, Fiat, Caterham…) ainsi que des clubs et fédérations, des organisateurs de rallyes, des marchands d’automobiles, des maisons de vente aux enchères, des restaurateurs mécaniciens, des assureurs, des vendeurs de pièces détachées, de produits d’entretien, de modèles réduits, d’objets de décoration ou encore des libraires vendant des livres dédiés aux moyens de locomotion.

Les visiteurs ont pu découvrir aussi bien des voitures de collection que des yougtimers, avec un panel de plus de 1 000 véhicules exposés. La grande diversité de ces véhicules a permis à tout un chacun de s’émerveiller devant certains modèles, selon ses goûts. Ce salon pouvait-être également l’occasion d’acquérir un véhicule.

Cette année, Rétromobile accueillait plusieurs expositions spécifiques pour fêter des anniversaires notamment les 100 ans de la compétition des 24 Heures du Mans ou encore pour mettre à l’honneur certaines marques et certains véhicules.

Deux expositions pour le centenaire des 24 Heures du Mans

Deux expositions étaient consacrées au centenaire des 24 Heures du Mans, une des compétitions automobiles des plus prestigieuses au monde.

D’une part, on a pu voir une première exposition nommée “24 Heures du Mans, un siècle d’innovations”. Celle-ci présentait les nouvelles technologies utilisées au cours d’un siècle, à travers quatre voitures positionnées les unes derrière les autres, de la plus ancienne à la plus récente.
La première voiture présentée était une Tracta Type 4 “Géphi” conçue en 1927 et participante sur le circuit des 24 Heures du Mans en 1928 et 1929. Elle pouvait atteindre jusqu’à 135 km/h. C’est Pierre Fenaille, un riche industriel et Jean-Albert Grégoire, un ingénieur qui sont à l’origine de la construction de cette voiture. Jean-Albert Grégoire a mis au point un joint homocinétique qui permet la synchronisation des deux arbres de transmission. Cette invention va rendre la traction avant de la voiture de course véritablement efficace avec une meilleure tenue de route et apporter ainsi plus de sécurité pour les pilotes.

La deuxième voiture exposée était une Howmet TX (Turbine eXpérimental). Celle-ci a été développée et construite par Bob McKee et Ray Heppenstall. Elle est propulsée par une turbine à gaz d’hélicoptère et peut atteindre jusqu’à 310 km/h. La Howmet TX a participé aux 24 Heures du Mans en 1968. Les personnes qui étaient présentes à ce moment-là, se souviennent certainement de son bruit si particulier.

La troisième voiture présentée était une Lola T600. Il s’agit de l’un des premiers prototypes à effet de sol ayant participé aux 24 Heures du Mans en 1981. L’effet de sol permet de contrôler le flux d’air qui passe sous la voiture et vise à maintenir l’adhérence du véhicule. Le châssis de cette Lola accueille également un “nid d’abeille” en aluminium et un arceau qui contribuent à sa stabilité.

La quatrième voiture exposée était la LMPH2G. Il s’agit d’un des prototypes à propulsion électrique-hydrogène dans le cadre du programme MissionH24. Ce programme est co-développé par l’Automobile Club de l’Ouest et GreenGT, pour préparer l’ouverture d’une catégorie réservée aux véhicules hydrogène aux 24 Heures du Mans à horizon 2025. Cette voiture s’inscrit dans la voie de la réduction de l’empreinte environnementale car elle ne rejette dans l’atmosphère que de la vapeur d’eau.

D’autre part, une deuxième exposition intitulée «24 Heures du Mans, quand les français brillent» était dédiée aux marques françaises qui se sont distinguées lors de cette compétition.
Depuis la première édition de mai 1923, il y a eu quinze succès tricolores. Certaines de ces voitures étaient exposées sur le salon, notamment:

  • la Chenard et Walcker avec une première victoire en 1923
  • la Lorraine-Dietrich B3-6 Sport qui a remporté deux victoires en 1925 et 1926
  • la Matra Simca MS670, victorieuse à trois reprises en 1972, 1973 et 1974
  • la Rondeau M379, dont le constructeur et pilote Jean Rondeau a remporté la compétition en 1980
  • la 905 Peugeot, qui fut la grande gagnante en 1992 et 1993

Par ailleurs, même si aucun véhicule de marque française n’a accédé à une victoire au général pendant plusieurs années lors des 24 Heures du Mans, certaines voitures ont pu marquer cette course en remportant l’indice de performance (plus grande distance parcourue selon la cylindrée). C’est le cas par exemple de la DB HBR 4 exposée sur le salon, qui a terminé deux fois première à l’indice de performance en 1960 et 1961.
La Renault Alpine M66, présentée elle aussi sur le salon, a remporté l’indice de performance en 1968.

La Porsche 356 “Polaire”

Un espace était dédié à la mise en valeur de la Porsche 356. Cette voiture de 1956 appartient à la pilote de course et philanthrope Renée Brinkerhoff. En 2017, elle s’est lancée avec son équipe Valkyrie Racing, dans le projet 356 World Rally Tour. Il s’agissait de traverser sept continents en participant à des compétitions les plus exigeantes au monde (notamment le Paris-Pékin ou encore l’East African Safari Rally…) dans le but de sensibiliser le public et collecter des fonds pour lutter contre le trafic d’enfants.

Le dernier challenge à relever était de traverser l’Antarctique, le continent le plus inhospitalier.
La Valkyrie Racing a du faire appelle à des explorateurs polaires, détenteurs de plusieurs records et ingénieurs, pour transformer la Porsche 356A afin que celle-ci puisse évoluer sur terrain accidenté et glissant, et résister au climat polaire avec des températures pouvant aller jusqu’à – 50° C.
Dix-huit mois de travail ont été nécessaire à l’ingénieur Kieron Bradley pour concevoir ce véhicule et le doter notamment d’un système de skis pour lui permettre de se diriger et de chenilles pour assurer sa propulsion.

En décembre 2021, Renée Brinkerhoff a pu terminer son périple en Antarctique en parcourant 356 miles (573 km). Au total, c’est plus de 20 000 miles (soit 32 000 km) qui auront été parcourus à travers sept continents. Renée Brinkerhoff et l’équipe Valkyrie Racing deviennent ainsi les premiers à réaliser une telle performance avec une voiture ancienne.

La vanlife

Une exposition baptisée “Vanlife, les nouveaux nomades”, a permis de découvrir de nombreux véhicules qui se prêtent à la vie en van.

Depuis quelques années, on constate un engouement pour voyager et habiter à bord d’un van. Certaines personnes partent le temps d’un week-end, d’autres pour quelques semaines, voire pour plusieurs mois ou années. Il y a ceux qui louent ou achètent un van tout aménagé d’origine ou les bricoleurs qui achètent un van et le retapent à leur convenance.

Pour cette exposition dédiée à la vanlife, on a pu voir notamment plusieurs Combi Volkswagen de toutes les époques. Il y avait également un minibus Fiat 850 Familiare datant de 1970, équipé d’une tente d’époque sur le toit. Une Renault Estafette de 1980 était aussi exposée; elle a été modernisée et accueille un toit-terrasse escamotable avec une table et des bancs.
Les visiteurs ont pu découvrir d’autres vans de la marque Peugeot (un J7 de 1979 et un D4 de 1955), des camping-cars (un Commer FC Camper de 1966, un Simca 1100 et un autre atypique réalisé à partir d’une carlingue d’avion), un cabriolet Chrysler de 1933 avec sa caravane ou encore une 2CV de la marque Citroën ayant fait le tour du monde.

Des musées ont présenté des véhicules historiques

Plusieurs musées étaient également présents pour montrer quelques véhicules qui ont marqué l’histoire.

Le Musée des arts et métiers de Paris a exposé l’Obéissante. Il s’agit d’une automobile à vapeur qui a été conçue et construite par Amédée Bollée, en 1873; il y a donc 150 ans. Elle peut transporter jusqu’à douze passagers, un pilote et un chauffeur. On pourrait aussi la qualifier de minibus étant donné sa capacité d’accueil. Cette voiture est considérée comme la première automobile à grande vitesse car elle peut rouler à 30 km/h avec des pointes à 40 km/h. Le 9 octobre 1875, Amédée Bollée parcourt 230 kilomètres du Mans à Paris; il lui aura fallut 18 heures au total, en comptabilisant les pauses notamment pour les repas. Cependant, la réglementation de l’époque ne prévoyant pas la circulation d’automobiles, il reçoit soixante-quinze contraventions; elles seront finalement classées sans suite.

Le musée des blindés de Saumur quant à lui, a exposé deux chars de combat.
Un des chars présenté sur le salon était un AMX – 30 B2. Les AMX 30 ont été construits dans les années 1960. A la suite de l’invasion du Koweït par l’Irak en 1990, l’armée française monte l’opération Daguet. Quarante-quatre chars de ce type ont participé à la guerre du Golfe. Ces véhicules ont ensuite poursuivi leur service avant d’être remplacés par des chars Leclerc.
Le deuxième char présenté était un engin blindé de reconnaissance (EBR) produit par Panhard, dès 1951. Il présente des innovations techniques intéressantes dont une conception symétrique lui permettant de circuler indifféremment dans les deux sens. Il est doté de 8 roues motrices, dont 4 sont relevables sur route; les 4 roues directrices sont équipées de pneus increvables. Ce véhicule peut rouler à plus de 110 km/h; un record pour l’époque. Il a également une particularité, comme sur les voitures de course; pour s’installer sur le siège conducteur, il faut retirer au préalable le volant.

Exposition de véhicules mis aux enchères par Artcurial Motorcars

Comme depuis plusieurs années sur le salon Rétromobile, une des expositions était dédiée à la maison Artcurial Motorcars.

Près de 240 véhicules et des objets historiques ou de collection ayant un rapport avec l’automobile, l’aéronautique et la marine (moteurs originaux, maquettes, miniatures, photographies dédicacées, pièces détachées de Formule 1, combinaisons de pilote de course, bateaux…) ont été mis aux enchères durant trois jours. En 2023, la vente a totalisé 35,5 millions d’euros sur les 80 millions d’euros estimés. 75 % des véhicules ont ainsi changé de propriétaires et 85% d’objets ont été vendus.

Une des voitures star de la vente était une Ferrari 250 LM Berlinetta; la dixième sur les trente-deux exemplaires produits. C’était aussi l’occasion de fêter les 60 ans de ce modèle, dont la première voiture est sortie de l’usine de Maranello en 1963. La 250 LM est l’une des légendes du sport automobile car c’est la dernière Ferrari à avoir été victorieuse aux 24 Heures du Mans en 1965.

Par ailleurs, plusieurs véhicules ayant appartenu à des célébrités étaient également mis en vente.
C’était le cas du bateau de Jean-Paul Belmondo, le Riva Super Florida de 1964, baptisé “Elodie I” du nom de sa première épouse.
Il y avait aussi la 1970 Ferrari 365 GBT/4 Daytona que le chanteur Christophe a possédé pendant dix ans ou encore la Porsche 911 SC datant de 1979 qui a été conduite par Johnny Hallyday pendant quelques années.

La foire des rameaux à Gournay-en-Bray, donne rendez-vous les samedi 1er et dimanche 2 avril.

Pour les amateurs de voitures anciennes, ce sera dimanche 2 avril dans la cour commerciale qu’il faudra se rendre. Les tracteurs et camions seront, eux, exposés dès vendredi 31 mars place de la Libération et boulevard des Planquettes, mais aussi autour de l’Église. La salle paroissiale accueillera une exposition de tracteurs miniatures et une mini ferme. Le défilé des tracteurs s’élancera dimanche à partir de 10 heures.

Enfin, un salon de l’habitat, de l’artisanat et de l’automobile se tiendra tout le week-end au marché couvert.

La prochaine édition du salon Rétromobile aura lieu du 31 janvier au 4 février 2024, au Parc des expositions de la Porte de Versailles, à Paris.

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