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18 mai 2024

JOURNAL IMPACT EUROPEAN

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26ème EDITION DE LA MARCHE EXISTRANSINTER A PARIS

Le 13 mai dernier, la marche ExisTransInter a eu lieu à Paris pour sa 26ème édition. Partie de la place de la République pour rejoindre la place de la Nation en passant par le boulevard Voltaire.

Le 13 mai dernier, la marche ExisTransInter a eu lieu à Paris pour sa 26ème édition. Partie de la place de la République pour rejoindre la place de la Nation en passant par le boulevard Voltaire..

Organisée par un collectif inter-associatif, national depuis 1997,  elle dénonce la transphobie et l’intersexophobie en tant qu’ oppressions systémiques et institutionnelles. Son but est d’améliorer les conditions matérielles d’existence des personnes concernées. Pour la réaliser, des associations alliées ont apporté un soutien financier, afin de compléter les excédents des années précédentes et des soirées de soutien organisées avec des collectes de fonds.

Cette année,ExisTransInter a mis le doigt sur la loi Asile et Immigration du gouvernement, qui accentue la répression à l’encontre des exilé(e)s et précarise ainsi  d’avantage de trans en France. En effet, les personnes trans ont décidé de descendre dans la rue pour réagir contre le “pinkwashing” et les faux engagements sur les LGBTIQI+. 

La manifestation est partie à 15h après les prises de parole des associations. Arrivée vers 18h30, elle a été suivie d’une grande soirée à “La Mutinerie”., bar féministe autoproclamé du 3ème arrondissement.  Espace festif, culturel et politique, cet endroit permet de lutter collectivement contre toutes les discriminations liées au sexe, au genre et à la sexualité, au fait d’être racisé(e) ou pas, à l’âge,  à la santé, à la validité (physique et mentale), au statut sérologique, à l’origine et à la religion, à la classe aux normes de beauté et de poids, à l’apparence et ce qu’on fait dans la vie (travailleur(ses) du sexe, chômeur(ses) ou au RSA)

Associations participantes

Une quinzaine d’association ont participé à la marche ExisTransInter:

  • Anti-raciste de Queer Racisé(e) Autonomes
  • Raiz Arrechas
  • Divine Afro-caribéen(nes) Afro-descendant(tes)LGBTQIA+ décoloniaux
  • Acceptess-T
  • Décolonisons le féminisme
  • Intersexe du Collectif Intersexe Activiste
  • Non mixité Trans
  • Sourd de Mains Paillettes
  • Front Transmasc
  • Cortège transpédé de Trans Fag Trad
  • Cortège Transfem du FLIRT
  • Les Investi(e)s (collectif TPG marxiste)
  • Centre LGBTQI+ de Paris et d’Ile de France
  • MAG jeunes LGBT
  • Cortège intersyndical: Solidaires informatique/STVJ/Solidaires étudiant(e), FSE/ MNL/ SELA IDF.
  • Cortège calme
  • Cortège général/ non affilié

Transidentité, transsexuel et transsexualité

Transidentité ne doit pas être confondue avec intersexuation et travestissement. En effet, la transidentité s’adresse à une personne transgenre, une personne transgenre ayant une identité de genre  différente du genre attitré à la naissance, contrairement à une personne cisgenre dont le genre attribué à la naissance est le même que celui par lequel elle se définit.

Les termes “transsexuel “et “transsexuualisme” sont des termesmédicaux anciens, abandonnés par la plupart des médecins. Les femmes trans sont des femmes qui ont généralement été assignées hommes à la naissance. Pour les hommes trans c’est l’inverse, à ne pas confondre avec les personnes non binaires qui ne s’identifient ni strictement homme, ni strictement femme mais entre les deux ou aucun des deux.

Alors que des changements d’identité sont répertoriés depuis des milliers d’années, les identités e genre en dehors de la binarité sont fréquentes dans les civilisations non occidentales. A partir des année 1910 et 1920 en Allemagne, apparaissent les premières hormonothérapies et opérations chirurgicales. C’est dans la seconde moitié du XXème siècle que cette pratique se démocratise.Malheureusement, les personnes trans subissent  à l’embauche ou au travail ainsi que de fortes discriminations, subissant de nombreuses violences  Les identités non binaires (genderqueer) ne sont pas exclusivement masculine ou féminine mais plutôt agenre, bigenre, pangenre ou de genre fluide, en dehors de la cisnormalité (genre assigné à la naissance).

Transidentité dans le monde

Selon les continents, la transidentité s’applique différemment mais évolue avec les mentalités

Afrique

La colonisation a apporté la binarité de genre. En 2021, elle est considérée moins tabou et on peut même voir circuler dans les médias, des photos de personnes ayant transitionné.

Amérique latine

Dans les cultures d’Amérique latine, on pourrait considérés les travestis comme un troisième genre bien qu’étant assignée homme à la naissance mais ayant une identité de genre féminine, transféminine ou femme. Suite à un traitement hormonal, les travestis ont une expression féminine et portent un nouveau nom et prénom pour éviter une connotation masculine. Ils ont des implants mammaires mais ne souhaitent pas de chirurgie de réassignation sexuelle. Certaines identités transgenres sont devenues connues grâce au contact du monde occidental.

Asie

“Katoï” est un terme réservé aux transgenres hommes vers femme et aux hommes gay efféminés ,Thailande et au Laos. Au Japon, on les nomment “New haif” .  On connaît également leur présence grâce à des écrits et des rapports en Iran, au Népal, en Indonésie, au Vietnam, en Corée du Sud, à Singapour et en Chine, notamment à Hong Kong, Taïwan. Les cultures de l’Inde incluent un troisième genre qui se réfère aux “hijras” en hindoustani.

Amérique du Nord

Aux Etats-Unis et au Canada, de nombreux peuples autochtones ont reconnu qu’il existait plus de 2 genres. Parmi eux,  on peut citer le corps d’homme de Zuni, Ta’mana (l’homme ressentant le besoin d’être une femme) ou “Winkté” pour les Lakota, le corps d’homme pour les Mojaves, alyhaa et le corps de femme hwanee.

Antérieurement appelées “bernache, elles sont nommées aujourd’hui “bispirituelles” et leurs conjoint(e)s n’auraient pas été considérées d’un genre différent. Au Mexique, la culture zapotèque inclut un troisième genre: Muxhe.

Ailleurs dans le monde et dans l’histoire

Aux débuts de Médine, les femmes trans de religion musulmane étaient semblables aux “Mukhannathun”.

Dans la Rome Antique, le “galle” était castré suivant la déesse phrygienne Cybèle et peut-être considéré comme transgenre.

Dans les cultures polynésiennes, “Mahu” est un statut traditionnel. Dans les traditions Fa’asamoa et selon la culture Samoane, un rôle spécifique est réservé pour les hommes et les femmes transgenres comme “fa’afafine” ou les “Fakaleiti” dans les îles Samoa.

En Albanie, une vierge sous serment ou vierge jurée (burrneshë, de burrë (homme) avec suffixe féminin neshë, ou virgjineshë (femme vierge)) désigne une femme albanaise qui a choisi de vivre comme un homme au sein de la société patriarcale traditionnelle.

On observe le même phénomène dans d’autres pays des Balkans comme le Kosovo, la Macédoine, la Serbie ou le Monténégro.

Aujourd’hui

De nos jours, malgré l’évolution des moeurs et des mentalités, la population trans subit encore des attaques verbales et physiques. C’est pourquoi, elle décide de descendre dans la rue afin de faire reconnaître son statut et faire changer l’avis des autres sur elle. Médicalement, les opération de changement sont acceptées après un long parcours.

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