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13 juillet 2024

JOURNAL IMPACT EUROPEAN

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Attaques contre la communauté trans : la proposition de loi de la sénatrice LR Jacqueline Eustache-Brinio est transphobe

Collectifs militants, élus de gauche, syndicalistes, jeunes : plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche en France où une cinquantaine de rassemblements ont dénoncer « l’offensive transphobe » en cours contre les droits des personnes trans.

Collectifs militants, élus de gauche, syndicalistes, jeunes : plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche en France où une cinquantaine de rassemblements ont dénoncer « l’offensive transphobe » en cours contre les droits des personnes trans.

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Paris et dans plusieurs villes de France, ce dimanche 5 mai, pour répondre à la droite et à l’extrême droite qui s’en prennent aux personnes trans, et plus largement aux droits LGBT+ et à la liberté de disposer de son propre corps.

Le climat se dégrade pour les transgenres et à un moment il faut arrêter de laisser faire, dit « du pain et des roses, » au rassemblement ce dimanche, lancé par 800 associations, collectifs et personnalités, dont Annie Ernaux, Vanessa Springora, Act Up-Paris, le Planning familial ; La France insoumise et le Parti socialiste avaient également appelé à manifester.

Dans le viseur des militant⋅es : la proposition de loi de la sénatrice LR Jacqueline Eustache-Brinio, portant sur la « prise en charge des mineurs en questionnement de genre », qui sera examinée le 28 mai.

Sous chaque drapeau rose, violet ou arc-en-ciel qui colore la place, une même hantise s’exprime. Depuis la sortie en librairie le 11 avril du pamphlet transphobe des militantes Marguerite Stern et Dora Moutot, qui se qualifient désormais de « femellistes », conservateurs et extrême droite mènent l’offensive.

« Ça commence par des attaques contre les mineurs transgenres mais on ne sait pas où cela s’arrêtera », alerte Vi-vi Strobel, figure trans de l’association Bi’Cause.

“C’est une attaque très forte envers les personnes trans. Et à partir du moment où on s’attaque à nos identités, nos corps et juste nos droits humains basiques, on monte au créneau et on répond.” Une pétition a par ailleurs été lancée, pour le rejet de cette proposition de loi, qui s’apparente, d’après les militant es de la cause transgenre, à “mettre en place des thérapies de conversion organisées par l’Etat”.

Les associations dénoncent également la publication et la promotion du livre Transmania, qui se présente comme une « enquête sur les dérives de l’identité transgenre », et une proposition de loi de la députée Rassemblement national Joëlle Mélin visant à « protéger les mineurs contre certaines pratiques médicales et chirurgicales » en matière de transition de genre. L’opérateur JCDecaux a procédé au retrait des affiches qui faisaient la promotion du livre dans les rues de la capitale, interpellé par la Mairie de Paris, qui les jugeait contraires à sa charte de déontologie et a présenté ses excuses.

« Face à ces attaques contre le droit à disposer de son corps, il faut une riposte unitaire, et de forger des alliances par en bas, à l’échelle nationale, y compris pour pouvoir épauler les collectifs féministes et trans se trouvant isolés et plus exposés aux attaques de l’extrême droite », d’où les rassemblements ce 5 mai.

 » La jeunesse n’a pas besoin d’uniforme ni de mesures islamophobes, racistes, sexistes et transphobes ! En tant que parents on ne vous laissera pas instrumentaliser nos enfants, les élèves, pour justifier des campagnes de haine et des lois répressives !  » Henda, militante, parent et prof dans le 93 au rassemblement, Place de la République à Paris.

Les signataires de la tribune réclament également une « transition dépsychiatrisée, libre et gratuite pour les personnes majeures et mineures, l’accès à la PMA pour toutes les personnes trans, l’arrêt des mutilations sur les enfants intersexes, des moyens massifs pour les services publics afin d’assurer l’accès réel à l’IVG, aux transitions et à la contraception et une éducation aux questions de genre et de sexualité prise en charge par les travailleurs-es de l’éducation, de la santé. »

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