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3 mars 2024

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Réforme des retraites: une mobilisation record le 31 janvier en France

1,272 million de personnes ont manifesté ce mardi dans toute la France, selon le ministère de l’Intérieur, un record contre une réforme sociale depuis 1984.

La deuxième journée de mobilisation contre la réforme des retraites a rassemblé encore plus de monde ce mardi dans les rues de France. En attendant deux nouvelles journées d’action, le texte continu d’être étudié ce mercredi en commission des Affaires sociales de l’Assemblée Nationale.

Le taux de grévistes a atteint 36,5% à la SNCF pour la deuxième journée de mobilisation, contre 46,3% lors de la première, le 19 janvier, a affirmé une source syndicale à franceinfo. Il s’agit d’un décompte provisoire, selon la direction de la SNCF qui n’a pas souhaité confirmer ces chiffres.

Le ministère a compté un taux d’enseignants grévistes de 25,92%, dont 26,65% dans le primaire et 25,22% dans le secondaire (collèges et lycées), ce mardi 31 janvier. Des taux inférieurs à ceux du 19 janvier : le taux d’enseignants grévistes était de 38,5% en moyenne pondérée, selon le ministère, dont 42,35% dans le primaire et 34,66% dans le secondaire. Ce mardi, le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, a quant à lui revendiqué un taux de 55% des professeurs de collèges et lycées grévistes.

Par ailleurs, le ministère a annoncé 19,4% de grévistes dans la fonction publique d’État, contre 28% le 19 janvier. Dans la fonction publique territoriale, le taux de grévistes était en baisse également, à 7,9% contre 11,3% le 19 janvier, de même que dans la fonction publique hospitalière (8,5% contre 9,9%), a précisé le ministère.

La CGT a revendiqué 75 à 100% de grévistes dans les raffineries et dépôts de TotalEnergies, selon les sites. La raffinerie de Normandie comptait 75% de grévistes, celles de Feyzin (Rhône) et Donges (Loire-Atlantique) comptaient respectivement 80 et 90% de grévistes, même chose à la bio-raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône), et le dépôt de carburants de Flandres (Nord) était en grève à 100%, selon Eric Sellini, coordinateur national du syndicat pour TotalEnergies. La direction du groupe estimait pour sa part que le taux de gréviste s’élevait ce mardi à 55% contre 65% le 19 janvier.

Le taux de grévistes chez EDF s’élevait ce mardi soir à 46,5% de l’effectif global, contre 50% lors de la première journée de mobilisation, a annoncé la direction du groupe électricien.

Plusieurs centrales nucléaires, ainsi que la centrale à charbon de Cordemais (Loire-Atlantique) ou la centrale thermique de Martigues (Bouches-du-Rhône) ont aussi été touchées par ce mouvement qui n’a “aucun impact” pour les usagers, mais affecte “les échanges commerciaux” d’énergie, selon Fabrice Coudour, secrétaire fédéral de la FNME-CGT.

C’est une mobilisation surprenante que l’on peut voir dans les cortèges des manifestations contre la réforme des retraites. Inquiets pour leur avenir, les jeunes défilent dans les rues.

Après les manifestations du 19 janvier et du 31 janvier, l’intersyndicale appelle de nouveau les Français à descendre dans la rue contre la réforme des retraites.

Ce mardi 31 janvier, 2,8 millions de personnes ont manifesté selon le syndicat CGT, 1,272 million selon la police. Des chiffres supérieurs à la mobilisation d’il y a douze jours. À Paris, le syndicat a revendiqué 500.000 manifestants, contre 87.000 du côté des autorités

I’intersyndicale annonce déjà deux nouvelles journées de mobilisation : le mardi 7 et le samedi 11 février.

Un nouvel appel à la grève a été lancé pour les 6, 7 et 8 février, chez EDF et dans les autres entreprises des industries électriques et gazières en France, a déclaré mardi Fabrice Coudour, secrétaire national à la FNME-CGT (Fédération nationale des Mines et del’Energie-CGT).

Les raffineurs ont d’ores et déjà annoncé une grève de 72 heures à partir du 6 février, tandis que la CGT Cheminots et SUD-Rail ont proposé une grève les 7 et 8 février, avant éventuellement une grève reconductible dès la mi-février.

Les syndicats de la RATP appellent à deux nouvelles journées de grève les mardi 7 et samedi 11 février contre la réforme des retraites, à la suite du mot d’ordre lancé par les principaux syndicats français mardi soir.

Après avoir affirmé que le recul de l’âge légal de départ à 64 ans n’était “plus négociable”, Elisabeth Borne a indiqué hier “entendre” les “interrogations et les doutes” que peuvent susciter la réforme. Mais pour les syndicats, la Première Ministre “n’est pas ouverte au dialogue”. “Le gouvernement reste sourd à la mobilisation populaire mais aussi au travail des parlementaires en commission”.

La mobilisation des jeunes

Au total, 150.000 jeunes sont descendus dans la rue ce mardi partout en France, contre la réforme des retraites, selon les chiffres de l’Unef, l’union nationale des étudiants de France, communiqués le mardi soir. Plus tôt dans la journée, des lycéens se sont rassemblés devant plusieurs établissements, à l’appel notamment de La Voix lycéenne, de la FIDL et du MNL.

Du côté des étudiants, des rassemblements ont également eu lieu dans la matinée, comme au site Saint-Charles de l’université Aix-Marseille, où un piquet de grève a été installé. De son côté, Sciences Po Paris a été occupé dans la nuit par une cinquantaine d’étudiants. Les derniers d’entre eux ont quitté les lieux vers 10h.

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